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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Radiothérapie stéréotaxique des tumeurs hépatiques : la " radiochirurgie " abdominale n'est plus un rêve

T Wachter(3) , H Bouscayrol(3) , J Lescrainier(3) , JP Lagasse(1) , O Saint Marc(2) , N Breteau(3)

(1) Service de Gastroentérologie, CHR, Oléans
(2) Service de Chirurgie Digestive, CHR, Oléans
(3) Service de Radiothérapie, CHR, Oléans


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
1 Stratégie Clinique
71 Foie, Voies Biliaires


 Introduction

Depuis ses dernières années, beaucoup de progrès ont été faits sur le traitement local des tumeurs hépatiques. La radiothérapie était jusqu'à présent très peu utilisée. Pourtant  de très fortes doses de rayons  délivrées avec précision peuvent détruire des tumeurs habituellement considérées comme radiorésistances. C'est le principe de la « radiochirurgie ». L'expérience et les résultats  obtenus par le Karolinska Hospital de Stockholm avec le « Gamma Knife » les ont incité à développer un système pour réaliser le même type de traitement au niveau thoracique ou abdominal. Ce dispositif nommé  « Stereotactic Body Frame »  (SBF) est utilisé par l'équipe suédoise depuis 1994. Le service de radiothérapie de l'hôpital régional d'Orléans l'utilise depuis novembre 1999.

 

 

 Résultats

Pour les tumeurs primitives du foie, seize traitements ont été effectués sur seize patients différents.  Il s'agissait de trois femmes et treize hommes. L'âge médian était de 68 ans. Le volume tumoral moyen était de 109 cm3. La dose délivrée était généralement de 30 Gy en 5 fractions et 12 jours sur l'isodose 70-80 %. Le suivi moyen est de 18,5 mois. Nous avons observé six rémissions complètes, deux rémissions partielles, cinq stabilisations et trois progressions tumorales (contrôle local RC+RP = 55 %).

Pour les métastases hépatiques, dix traitements ont été effectués sur 8 patients. Deux patients ont reçu un deuxième traitement sur une seconde métastase apparue plusieurs mois après.  Il s'agissait de 4 femmes et 6 hommes. L'âge médian était de 67,5 ans. Le cancer primitif était principalement le côlon/rectum (6/8), un sarcome et une tumeur neuro-endocrine sans primitif. Le volume moyen des métastases était de 75 cm3. La dose délivrée était généralement de 30 Gy en 5 fractions et 12 jours. Le suivi moyen est de 30,8 mois. Nous avons observé 3 rémissions complètes; deux rémissions partielles dont une durable (image calcifiée stable plus de 20 mois après le traitement), 2 stabilisations et 2 progressions tumorales (contrôle local RC+RP = 55%).

 

 

 Conclusion


 

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