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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 6 avril 2005
Poster


Traitement endoscopique du RGO : réactualisation des résultats de l'étude multicentrique française avec la suture Endocinch Bard

E Lepoutre (1); J Boyer (2); JC Grimaud (3); JC Letard (4); J Escourrou (5); F Prat (6); P Ducrotte (7); JM Canard (6); JF Rey (8); T Ponchon (1);

(1) Lyon - FRANCE
(2) Angers - FRANCE
(3) Marseille - FRANCE
(4) Poitiers - FRANCE
(5) Toulouse - FRANCE
(6) Paris - FRANCE
(7) Rouen - FRANCE
(8) Saint-Laurent-du-Var - FRANCE


Mots clés :
95 Oesophage

Introduction

La suture endoscopique pour reflux gastro-œsophagien (RGO) reste un traitement très discuté, ne faisant l'objet ni d'un remboursement ni d'une inscription à la nomenclature. L'efficacité à long terme est et sera un élément déterminant en faveur ou non de ce type de traitement. A partir de l'étude prospective menée en France par la SFED sur la suture Endocinch, les résultats à un an ont été revus.

 

Patients et Méthodes

Les principaux critères d'inclusion étaient : 1- un RGO démontrée en pH métrie, symptomatique (score GERD > 20 sans traitement), sensible aux IPP depuis au moins 3 mois, 2- l'absence d'œsophagite de grade 2 ou plus, 3- l'absence d'œsophage de Barrett ou de hernie hiatale de plus de 2 cm. L'évaluation du RGO avant le geste se basait sur la quantité nécessaire d'IPP, le score GERD-HRQL, le score de qualité de vie, la pH métrie et la manométrie. Une ou plusieurs plicatures Endocinch-Bard étaient réalisées dans l'axe de la petite courbure au niveau et sous la ligne Z. Un suivi un an après le traitement a été pratiqué, comportant la recherche d'événements indésirables, la mesure de la prise d'IPP, des scores GERD et de qualité de vie et une gastroscopie.

 

Résultats

Soixante patients (pts) ont été traités (dont 4 à 2 reprises), à l'aide d'une moyenne de 2,8 (1-5) sutures. Les effets secondaires ont été précoces et rapidement régressifs, concernant 40 % des patients et comportant principalement dysphagie (18 %), douleurs pharyngées ou rétro sternales (13 %). Sur les 53 patients revus à 1 an, 2 ont eu recours à la chirurgie. A 12 mois, il y avait une réduction significative du score GERD-HRQL. Un sevrage complet ou partiel (moins de 4 doses/mois) en IPP a été retrouvé pour respectivement 53 % et 8 % des pts. Sur les 8 pts revus à 18 mois, le taux de sevrage complet s'est maintenu à 50 %. La gastroscopie à 12 mois a montré que 51 % des sutures n'étaient plus présentes. Dix huit pour cent des patients présentaient encore toutes leurs sutures et inversement 18 % n'avaient plus aucune suture.

 

Conclusion

Si la morbidité est faible et si un effet est observé pour plus de 50 % des patients, la disparition de plus de 50 % des sutures à un an laisse augurer qu'en l'état actuel du matériel, cette technique ne pourra pas constituer une alternative au traitement médical prolongé ou à chirurgie.

 

 

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