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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 6 avril 2005
Poster


Diagnostic et surveillance de l'oesophage de Barrett en regard des recommandations de pratiques cliniques

N Amamra (1);

(1) Lyon - FRANCE


Mots clés :
8 Oesophage De Barrett, Cardia
91 Diagnostique

Objectif

Depuis la publication en France d'une recommandation nationale en 1998 sur les modalités de diagnostic, de surveillance et de traitement de l'œsophage de Barrett, aucune étude n'a encore évalué la qualité des pratiques. Ce travail avait pour but de décrire les pratiques de prise en charge des patients porteurs d'un œsophage de Barrett en regard de cette recommandation et d'identifier les facteurs associés à leur application.

 

Matériels et Méthodes

En 2002, les 246 hépato-gastroentérologues de la région Rhône-Alpes ont été interrogés par l'intermédiaire d'un questionnaire anonyme et postal (23 questions). Les pratiques étudiées étaient les modalités de réalisation des biopsies et le rythme de surveillance.

 

Résultats

Le taux de réponse était de 81,3 %. Conformément à la recommandation, 58 % des médecins déclarent réaliser des biopsies tous les 2 cm aux 4 quadrants, 78 % organisent une surveillance tous les 2 ou 3 ans en absence de dysplasie, 78,5 % organisent une surveillance tous les 6 mois à 1 ans en cas de dysplasie, 28,6 % réalisent une lecture des lames par deux anatomopathologistes différents pour la dysplasie de haut grade et 42 % recontrôlent la dysplasie de haut grade après traitement par inhibiteur de la pompe à protons pendant deux mois. Pour les biopsies, le suivi de cette recommandation est meilleur chez les plus jeunes médecins et chez ceux exerçant en CHU. Les autres facteurs de risque ne ressortent pas comme facteurs associés. Il semblerait que l'absence de suivi systématique soit liée au caractère fastidieux du protocole (25,1 %) et à la compliance des patients (22,6 %). Il pourrait être aussi lié au surcoût engendré pour les médecins libéraux (7,5 %) ; 21,1 % des médecins n'expliquent pas l'absence de suivi.

Par la suite, la recommandation a été rediffusée auprès des hépato-gastroentérologues par l’envoi à tous les médecins d'un résumé des résultats de l'enquête de pratique, de la plaquette de la SFED., de reminders sous la forme d'étiquettes à coller sur les vidéo-endoscopes, d'une courte revue de la bibliographie sur l'épidémiologie et les méthodes diagnostiques du Barrett et par la présentation des résultats au congrès de la RAHG (association Rhône Alpes d'Hépato Gastroentérologie) et au congrès de l'INCLEN (réseau d'épidémiologie clinique) .

 

Conclusion

Le taux de réponse des hépato-gastroentérologues à ce type d'enquête est très bon. La surveillance endoscopique est réalisée conformément à la recommandation par la majorité des médecins. Cependant, cette enquête fait apparaître dans le détail une grande variabilité de pratiques.

 

 

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