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Le traitement des occlusions basses sur néoplasie avancée par prothèse métallique expansible est faisable et efficace : résultats d'une étude monocentrique portant sur 47 patients.
A Bouayed (1); B Lelong (1); E Bories (1); S Mucci (1); V Moutardier (1); JR Delpero (1); F Viret (1); M Giovannini (1); (1) Marseille - FRANCE Mots clés : 98 Côlon - Rectum 63 Traitement, Pronostic | ||||
Introduction
Les occlusions coliques sur néoplasie avancée ont longtemps eu une sanction chirurgicale exclusive caractérisée par son caractère mutilant (colostomie) et une surmorbidité. L'intérêt des prothèses métalliques expansibles (PME) a été assez largement montré dans les occlusions coliques sur cancer dans l'optique d'une chirurgie seconde "à froid". Le traitement endoscopique des obstructions sur néoplasie avancée a été moins étudié. Le but de notre travail était d'analyser la faisablilté et l'efficacité des PME dans ce contexte.
Patients et Méthodes
De novembre 1998 à novembre 2003, 47 patients ont été hospitalisés pour occlusion basse en rapport avec une néoplasie avancée ; 32 patients (68 %) étaient métastatiques, 15 patients (32 %) avaient une extension locorégionale ou péritonéale. La tumeur primaire était colo-rectale (n = 41), cervicale utérine (n = 3), ovarienne (n = 2), gastrique (n = 3), urologique (n = 2), sarcomateuse (n = 2). Chez 6 patients une indication opératoire a été posée d'emblée (colostomie palliative 2 fois, résection palliative avec (n = 2) ou sans (n = 2) anastomose 4 fois). Chez 41 patients, l'indication de traitement endoscopique a été posée. La majorité des prothèses posées étaient couvertes (90 %).
Résultats
Le taux d'échec primaire de la procédure (échec de mise en place) était de 7,3 %. Ces trois patients avaient une lésion endoluminale (deux cancers coliques droits primaires et une récidive anastomotique) et ont du être opérés. Tous les autres patients ont pu avoir une PME avec dans deux cas seulement une dilatation pneumatique associée. La mortalité de la procédure a été nulle. La durée moyenne d'hospitalisation était de 5 jours (1 - 25). La durée moyenne du suivi était de 7 mois (liée à la survie). La taux d'échec secondaire était de 18 % (n = 7) : 1 perforation (dilatation), 2 migrations (prothèses non couvertes), 4 resténoses non appareillables ont été observées. Ces échecs secondaires ont conduit 3 fois (43 %) à une intervention. Le taux de resténose était de 14 % (n = 6) avec dans deux cas remise en place d'une prothèse. Seuls deux patients ont eu une intolérance signicative ; dans les deux cas, l'obstruction était rectale. Vingt-sept patients (66 %) ont pu recevoir dans de bonnes conditions un traitement médical spécifique (chimiothérapie et/ou radiothérapie).
Conclusion
Le traitement endoscopique des occlusions digestives basses pour néoplasie avancée est faisable dans une large majorité de cas (75 %). Il offre une palliation efficace des symptômes obstructifs et représente à l'heure actuelle une alternative réaliste à la colostomie palliative.
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