Résumé selectionné |
||||
|
||||
Complications après coagulation au plasma argon en endoscopie : résultats d'une enquête rétrospective multicentrique
A Boruchowicz (1); P Gower (1); H Coevoet (1); T Paupard (2); A Dewailly (3); F Guillemot (4); M Cassagnou (5); AB Marks (1); C Plane (5); P Bulois (6); C Gamblin (1); B Filoche (6); (1) Valenciennes - FRANCE (2) Dunkerque - FRANCE (3) Lens - FRANCE (4) Roubaix - FRANCE (5) Béthune - FRANCE (6) Lille - FRANCE Mots clés : 93 Complications 92 Thérapeutique | ||||
IntroductionL’électrocoagulation au plasma argon (APC) est utilisée en endoscopie pour le traitement des rectites radiques, des ectasies vasculaires antrales, des angiodysplasies, des ulcères hémorragiques, de l’obstruction des stents, des polypes et des résidus tissulaires après mucosectomie. La complication principale, la perforation, est considérée comme peu fréquente et pourrait être sous estimée avec 1 perforation observée au cours de 86 séances pour le traitement d’angiodysplasies dans un travail récemment publié (1). Patients et MéthodesButs de l'étude : Evaluer, en pratique quotidienne, les facteurs de risque, le traitement et le pronostic des complications perforatives observées après APC. Méthodes : L’enquête, rétrospective, a été menée en demandant aux gastroentérologues hospitaliers d’une région de signaler s’ils avaient eu des complications perforatives depuis le début de leur expérience avec l’APC. RésultatsSept / huit centres ayant répondu ont rapporté au moins une complication. Quatre centres avaient réalisé un total d’environ 800 séances (60-300). L’APC avait été introduite dans ces centres en 1999 (2), 2001 (1) et 2002 (1). Douze complications à type de perforation (10), d’hémorragie (1) ou de pancréatite aiguë (1) ont été signalées. Au moment de la rédaction du résumé 8 observations détaillées ont été rapportées. Il s’agissait de 6 cas de perforations pour angiodysplasies du colon droit, d’un cas de perforation pour lésion hémorragique colique droite au cours d’une maladie de Crohn et d’un cas de perforation après coagulation d’un polype hémorragique concernant 3 femmes et 5 hommes âgés de 55 à 85 ans. Aucun patient n’était traité par aspirine, antiinflammatoires ou anticoagulants. Le diagnostic de perforation était posé de 6 h à 5 j après l’examen. En cas d’angiodysplasie, 4 à 10 impacts étaient notés et un contact avec la muqueuse était signalé par tous les endoscopistes. La puissance de coagulation était de 40 à 80W et le débit d’argon de 0,6 à 1,2 l /mn. Dans tous les cas une intervention chirurgicale était réalisée : suture sous coelioscopie ou laparotomie (3), résection colique (1), hémicolectomie droite (4). La mortalité à J30 était nulle. ConclusionCette expérience rétrospective rappelle que 1) des complications perforatives dont l'incidence pourrait être sous estimée sont possibles au cours du traitement par APC des angiodysplasie coliques ; 2) le diagnostic est souvent posé à distance de la coagulation expliquant, dans cette série, le recours fréquent à une laparotomie pour suture ou résection colique. |
| ©
SNFGE, |