© SNFGE, 2007
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Suivi longitudinal par IRM de métastases hépatiques de tumeurs neuro-endocrine chez la souris nude
L. Milot, L. Baboi, O. Beuf, C. Lartizien, J. Scoazec, F. Pilleul

 Introduction

Les métastases hépatiques des tumeurs endocrines entéro-pancréatiques constituent un facteur de mauvais pronostic et modifient la prise en charge thérapeutique et la surveillance des malades. Ainsi, la mise en place d'un modèle animal expérimental permettant de tester de nouvelles molécules est importante. L'objectif de ce projet est de déterminer le seuil de détection des lésions hépatiques par imagerie RMN in vivo (7T) et de réaliser une caractérisation tumorale. Cette analyse a été réalisée à différents stades d'évolution des lésions.
 

 Matériels et Méthodes

Deux cohortes de souris ont été examinées à J7, J12, J17, J24 (cohorte °1) et J10, J14, J21, J28 (cohorte°2). Nous avons utilisé un modèle de souris nude avec dissémination hépatique de cellules endocrines tumorales d'origine intestinale STC-1 par injection directe intrasplénique. Les expériences ont été réalisées sur un système IRM 7 T. Nous avons utilisé une antenne cylindrique type « cage d'oiseau » en émission-réception. La souris était maintenue sous anesthésie gazeuse par isoflurane et en température avec un système de circulation d'eau. Un capteur sensible de pression placé sur l'abdomen permettait de surveiller les cycles respiratoires et cardiaques de l'animal. Les acquisitions étaient synchronisées avec le cœur et la respiration. Le protocole d'imagerie était constitué d'une séquence multi-échos (3 temps d'échos TE = 20, 40, 60 ms). Pour réaliser une pondération T2 de l'image, il est nécessaire d'avoir un TR plus long que la période respiratoire (0.5sec < Tresp < 1.5sec) et de répartir l'acquisition des différentes coupes sur plusieurs cycles respiratoires. Nous avons mis au point une stratégie d'acquisition permettant de décorréler le TR de la période Tresp. La fraction tumorale hépatique (FTH) a été quantifiée avec un programme.
 

 Résultats

Les images montrent des lésions hépatiques en hyper signal qui apparaissent sous la forme des nodules de type liquidien (kystiques) et non kystiques. A TE court (20 ms), les deux types de tumeurs sont visibles et pour un TE long (60 ms), seules sont visibles seulement les tumeurs de nature kystique. Les lésions ont été détectées entre 12 et 14 jours post-injection de cellules tumorales. La FTH diminue avec le temps d'écho et augmente au cours du suivi longitudinal. Les tumeurs ont un comportement plus kystique à des stades tardifs.
 

 Conclusion

La stratégie d'acquisition développée permet d'obtenir des images de bonne qualité permettant une détection des lésions. La procédure de segmentation utilisée permet une quantification robuste de la FTH et une caractérisation de la nature kystique des lésions en comparant la FTH aux différents temps d'écho. Le protocole ainsi établi (acquisition et quantification) nous permet d'envisager des suivis thérapeutiques. Nous envisageons par ailleurs de comparer l'IRM à d'autres modalités telles que l'échographie à haute résolution et le micro TEP.
 

 Mots-clés :
Prolifération, Carcinogenèse
Diagnostique

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