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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

jeudi 19 mars 2009
Plénière


Récidive péritonéale après chimiothérapie et hyperthermie intrapéritonéale (CHIP): y'a-t-il une place pour une re-CHIP ?

A Brouquet (1); J Lefèvre (1); D Goere (1); S Bonnet (1); B Raynard (1); D Elias (1);

(1) Villejuif - FRANCE


Mots clés :
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie
63 Traitement, Pronostic
68 Côlon, Rectum

But

En cas de carcinose péritonéale (CP) résécable, le bénéfice d'une chirurgie de cytoréduction suivie de CHIP est démontré. En revanche, on ne sait pas si les patients atteints de récidive peritonéale isolée après CHIP peuvent bénéficier d'une nouvelle éxérèse suivie de CHIP (RECHIP). Le but de ce travail était d'analyser les résultats immédiats et à distance d'une série de patients atteints d'une récidive péritonéale isolée traitée par une chirurgie d'exérèse suivie de RECHIP.
 

Patients et Méthodes

De 1996 à 2007, parmi 514 interventions comprenant une chirurgie de cytoréduction suivie de CHIP pour CP, 25 chez 20 patients étaient des résections itératives suivies d'une RECHIP pour récidive péritonéale isolée. La morbimortalité de ces 25 interventions a été étudiée, tandis que la survie actuarielle, le taux de récidive, le type de récidive et leur traitement ont été étudiés chez les 20 patients.
 

Résultats

L'âge moyen des patients était de 47 ans. L'origine de la CP était un pseudomyxome (60%), un cancer colorectal (20%), un mésothéliome (15%), ou une tumeur neuro-endocrine (5%). La récidive péritonéale survenait 23.8 ± 19.7 mois après la première CHIP, effectuée dans le même centre. L'index péritonéal était de 7.6 ± 4.8, alors qu'il était de 16.9 ± 11.3 lors de la première CHIP. La mortalité postopératoire était de 4% (n = 1). Cinq complications majeures (DINDO ≥ 3) sont survenues en postopératoire nécessitant 4 réinterventions (16%). La durée médiane d'hospitalisation était de 15 (7 - 120) jours. Le taux de survie actuarielle était de 72,5% à 5 ans et de 58% à 10 ans. Le taux de survie actuarielle sans récidive à 5 ans était de 31,4%. Six malades ont présenté une récidive péritonéale isolée. Parmi ces 6 malades, 3 ont pu avoir une nouvelle résection associée à une RECHIP.
 

Conclusion

La résection itérative d'une CP associée à une RECHIP est réalisable au prix d'une morbi-mortalité non négligeable mais acceptable. Chez des malades très sélectionnés (bon EG, délai de récidive long, et CP d'étendue modérée), elle offre des chances élevées de guérison.
 

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