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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Poster


Existait-il des facteurs scannographies prédictifs d'envahissement de l'AMS (R1, la lame rétroporte artérielle) avant DPC pour adénocarcinome pancréatique chez des patients réséqués ?

D Fuks (1); M Lamotte (1); E Chapuis-Roux (1); T Yzet (1); F Demuynck (1); D Chatelain (1); C Sabbagh (1); JM Regimbeau (1);

(1) Amiens - FRANCE


Mots clés :
70 Pancréas Exocrine

Introduction

L'envahissement de la lame rétroporte (LRP) au niveau de l'AMS diminue la survie par 2 des patients résécables. Le but du travail était de déterminer des facteurs prédictifs scanographiques de marge de résection R1 au niveau de la LRP.
 

Matériels et Méthodes

Les dossiers des patients opérés entre 2002 et 2008 pour un adénocarcinome céphalique résécable prouvé histologiquement ont été analysés rétrospectivement. Les ampullomes, les TIPMP et que les patients pour lesquels il n'existait pas de scanner préopératoire, accessibles sur console (reconstruction vasculaire dans tous les plans, post-traitement MIP) étaient exclus. Nous avons cherché à déterminer des facteurs de risque d'envahissement R1 de la LRP artérielle (taille, localisation de la tumeur, envahissement ganglionnaire, distance tumeur-AMS et infiltration de la graisse péri-AMS). Les scanners étaient lus par 2 radiologues en aveugle du statut R0-R1 de la LRP. Tous les patients étaient opérés d'une DPC selon les mêmes modalités (même opérateur, marquage de la LRP, encre de Chine).
 

Résultats

Vingt trois patients avaient un scanner analysable. Il y avait 15 hommes et 8 femmes (âge médian 56±10 ans). La taille médiane de la tumeur était 23±9 mm. Le centre de la tumeur était localisé dans la partie duodénale du crochet (n = 10), dans la partie duodénale de la tête (n = 6) et dans la partie vasculaire de la tête (n = 1). La distance moyenne entre la tumeur et l'AMS était de 9,8 mm. Il y avait rétrospectivement une infiltration de la graisse autour de l'AMS chez 5 (22%) patients. Il existait un envahissement ganglionnaire radiologique chez 15 (65%) patients. Six (26%) patients avaient un envahissement R1 de la LRP à l'examen anatomopathologique. Aucun facteur n'a pu être identifié comme prédictif de l'envahissement R1 de la LRP (infiltration de la graisse péri-AMS et le caractère R1 à ce niveau de la résection p = 0,81).
 

Conclusion

Le scanner ne semble pas pouvoir prédire l'envahissement microscopique de la LRP avant DPC pour adénocarcinome. Cette étude valide donc le concept de "chirurgie première".
 

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