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Méta-analyse basée sur les données individuelles de patients des essais randomisés évaluant les chimiothérapies dans les cancers gastriques avancés
O Bouché (1); JP Pignon (2); F Bonnetain (3); C Delbaldo (4); A Roth (5); E Van Cutsem (6); M Buyse (7); S Michiels (2); X Paoletti (8); P Rougier (9); Groupe GASTRIC (1) Reims - FRANCE (2) Villejuif - FRANCE (3) Dijon - FRANCE (4) Créteil - FRANCE (5) Genève - SUISSE (6) Leuven - BELGIQUE (7) Louvin-la-Neuve - BELGIQUE (8) Boulogne Billancourt - FRANCE (9) Boulogne - FRANCE Mots clés : 66 Estomac 63 Traitement, Pronostic | ||||
IntroductionLe rôle de la chimiothérapie dans les cancers gastriques avancés ou en rechute demeure controversé. Plusieurs molécules et différentes associations ont été évaluées, mais très souvent avec de faibles effectifs limitant la portée des conclusions des essais. Le projet GASTRIC est une méta-analyse d'essais basée sur les données individuelles de patients en situation avancée, ayant pour but de quantifier le bénéfice potentiel de différents schémas de chimiothérapies incluant des fluoropyrimidines, des antracyclines, des sels de platine, des taxanes ou de l'irinotécan. Matériels et MéthodesTous les essais cliniques randomisés, clos avant fin 2004, ont été inclus. Les essais néo-adjuvants ou adjuvants ont été exclus. L'objectif principal était la survie globale (SG), et l'objectif secondaire la survie sans progression (progression ou décès). Une analyse en intention de traiter a été réalisée en utilisant le test logrank stratifié sur l'essai et le hazard ratio (HR) correspondant. Le bénéfice absolu a été estimé à partir du HR et du taux de survie à 6 mois dans le bras de référence. Le recueil des données a débuté en janvier 2007. RésultatsQuarante et un essais randomisés éligibles (7225 patients) ont été identifiés. A ce jour, les données individuelles des patients de 18 essais (3226 patients) étaient disponibles pour la SG avec un suivi médian de 8,1 mois. Les caractéristiques des patients étaient : âge médian 58 ans, état général OMS 0-1 86%, métastatiques/localement avancés 85%/15%, chirurgie avant traitement 53%. La SG ne différait pas significativement entre les schémas à base d'anthracyclines versus les autres chimiothérapies (7 essais ; 1501 patients ; HR = 1,03 ; 95% IC = 0,91 - 1,17) ; p = 0,66), entre les schémas à base d'irinotécan versus les autres chimiothérapies (4 essais ; 670 patients ; HR = 0,89 ; 95% IC = 0,76 - 1,05) ; p = 0,16), entre les schémas à base de taxanes versus les autres chimiothérapies (3 essais ; 572 patients ; HR = 0,91, 95% IC = 0,76 - 1,08 ; p = 0,26) ou entre les schémas à base de sels de platine versus les autres chimiothérapies (7 essais ; 1677 patients ; HR = 0,99 ; p = 0,84). Une hétérogénéité significative était détectée dans la dernière comparaison (p < 0,01), mais une étude de sensibilité en éliminant l'essai avec un résultat différent conduisait aux mêmes conclusions. A 6 mois, les bénéfices absolus (statistiquement non significatifs) étaient respectivement de - 3% (anthracyclines), + 6% (irinotécan), + 4% (taxanes) et + 1% (sels de platine), en terme de survie des bras expérimentaux par rapport aux bras de référence. ConclusionLes méta-analyses basées sur les données individuelles des patients représentent un des plus hauts niveaux de preuve. Nos résultats, basés sur une analyse partielle, ne démontrent pas de supériorité de l'un des schémas en termes de SG. Les médianes de survie demeurent inférieures à 10 mois. Le nombre important de chimiothérapies évaluées pourrait augmenter l'hétérogénéité et diluer ainsi un effet potentiel. |
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