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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Communication Orale


L'oesophagectomie coelio-assistée pour cancer permet-elle de diminuer les complications pulmonaires ? Résultats d'une étude prospective cas-témoin

N Briez (1); G Piessen (1); JP Triboulet (1); C Mariette (1);

(1) Lille - FRANCE


Mots clés :
105 Essais Contrôlés
63 Traitement, Pronostic
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)

But

La morbidité de l'oesophagectomie pour cancer reste élevée, en particulier du fait des complications pulmonaires. L'essor de la coelioscopie est essentiellement fondé sur la perspective d'une moindre morbidité postopératoire par diminution de l'agression liée à la voie d'abord. Le but de notre travail était de comparer la morbidité pulmonaire à 30 jours des patients opérés d'une oesophagectomie deux voies (Lewis Santy) pour cancer coelio-assistée (gastrolyse coelio, groupe C) vs voie ouverte standard (groupe O).
 

Patients et Méthodes

De Janvier 2002 à Juin 2008, 331 oesophagectomies pour cancer ont été réalisées. La technique de gastrolyse coelio a été introduite progressivement depuis 2005 pour des patients non sélectionnés. Dans cette étude prospective comparative, 67 patients consécutifs du groupe C ont été appareillés à 183 patients témoins du groupe O selon les critères d'âge, de sexe, de localisation et de stade tumoral, de type histologique, de score ASA, de dénutrition et d'administration d'une radiochimiothérapie néoadjuvante.
 

Résultats

Les deux groupes étaient comparables sur les critères d'appariement retenus. Les taux de mortalité et de morbidité globale postopératoires étaient de 2,4% et 41,2%, respectivement. Le taux de conversion était de 1,6% (n = 4). Les complications pulmonaires étaient significativement moins fréquentes dans le groupe C (16,4% vs 34,4%, p = 0,006) et avec moins de complications pulmonaires majeures (14,9% vs 30,0%, p = 0,016). En comparant les groupes C et O, il n'existait pas de différence en terme de mortalité (1,5% vs 2,7%), de morbidité globale (38,8% vs 42,0%), de fistule anastomotique (5,9% vs 3,8%), de réintervention (6,0% vs 8,7%), de dilatation de plastie (5,9% vs 2,2%), ni de complication septique (13,4% vs 18,6%).
 

Conclusion

Il s'agit de la plus importante étude comparative prospective montrant une diminution de l'incidence et de la gravité des complications pulmonaires grâce à l'approche mini-invasive dans le cancer de l'œsophage. Les résultats carcinologiques au long court devront être validés. Un essai randomisé multicentrique français débute en ce sens.
 

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