© SNFGE, 2009
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

jeudi 19 mars 2009
Poster


Dépistage généralisé du cancer colorectal par test Hémoccult® : quels résultats après la première campagne (C1) ?

JF Bretagne (1); C Piette (1); S Manfredi (1); G Mallard (1); G Durand (1);

(1) Rennes - FRANCE


Mots clés :
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
68 Côlon, Rectum

But

Les résultats du dépistage du cancer colorectal (CCR) au cours des campagnes (C) ultérieures à C1 ont été analysés sur la base de cohortes fixes dans les essais contrôlés publiés. Connaître les résultats de la vraie vie, à l'échelle d'une population par définition fluctuante, serait utile à une modélisation des résultats du dépistage organisé en France.
 

Patients et Méthodes

Nous avons comparé les résultats finalisés des 2 premières campagnes (C1 et C2) réalisées dans notre département : C1 en 2003-2004 (finalisation au 1.01.2006), C2 en 2005-2006 (finalisation au 1.01.2008). De plus, pour C2, nous avons comparé les résultats pour le groupe n'ayant jamais participé au dépistage (C2-1) à ceux des personnes invitées à renouveler le test (C2-2). Pour les lésions diagnostiquées par coloscopie, les résultats ont été exprimés en taux de détection per-protocole -TDPP- (rapportés aux personnes ayant fait le test) et en intention de dépister -TDID- (rapportés à la population cible). Test de comparaison Chi2. Analyse multivariée par régression logistique.
 

Résultats

Les populations cibles de C1 et C2 étaient de 185508 et 191992 personnes, respectivement. Le taux de participation (TP) était de 52,1 % à C1 et 46,5 % à C2 (p < 105). Au sein de C2, les TP étaient de 23,9 % et 76 % pour C2-1 et C2-2. Au sein de C2-1, les TP étaient de 39 % pour ceux invités pour la 1ère fois et de 19,5 % pour les non répondants à C1. Les taux de positivité du test étaient de 2,6 % à C1 et 2,26 % à C2 (- 0,34 %, p < 105). Les taux de suivi par coloscopie étaient respectivement de 92,6 % et 91,05 % (p < 0,05). La différence des VPP entre C1 et C2 était significative pour les CCR (- 1,8 %, p < 0,05) et la somme adénomes (AD) + CCR (- 3,2 %, p < 0,05). Les TDPP et TDID étaient significativement moins élevés pour C2 que C1 pour les CCR, les AD, les AD avancés et AD ≥ 10 mm. Pour chacune des lésions, la comparaison des groupes C2-1 et C2-2 montrait des VPP et TDPP significativement plus élevés pour C2-1 que C2-2, mais les résultats étaient inversés pour le TDID : CCR (0,05 vs 0,10, p < 105), AD (0,18 vs 0,40, p < 10-5). La VPP pour le diagnostic de CCR était significativement plus élevée pour C2-2 que C2-1 chez les individus ≥ 60 ans (13,4 % vs 9,4 %, p < 0,001) sans différence chez ceux < 60 ans (6,2 % vs 6 %, ns). La comparaison entre C1 et chacun des sous-groupes de C2 montrait que les TDID étaient très différents entre C1 et C2-1 (p < 10-7), mais semblables entre C1 et C2-2. Les résultats de l'analyse multivariée tenant compte de l'âge et du sexe des individus seront présentés lors du congrès.
 

Conclusion

Ces résultats montrent une moindre participation à C2 qu'à C1. Les résultats à C2 sont différents selon qu'il s'agit d'une 1ère (C2-1) ou 2ème (C2-2) participation. Malgré des taux de positivité et des VPP moins élevés à C2, les performances du dépistage, exprimées par les TDID, sont identiques pour le groupe invité à renouveler le test à celles enregistrées à C1. Il est regrettable qu'un quart de ces personnes ne participent pas à C2. Nos résultats soulignent aussi le rôle joué par l'âge et le sexe dans les résultats de C2.
 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2009