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Evaluation à long terme (10 ans) du risque cardio-vasculaire après transplantation hépatique
Mots clés : 48 Chirurgie Hépatobiliaire, Transplantation | ||||
IntroductionAprès transplantation, les traitements immunosuppresseurs exposent les patients à la survenue de complications métaboliques et donc potentiellement à un sur-risque de complications cardiovasculaires. L'évaluation du risque cardio-vasculaire a été largement rapportée après transplantation rénale et cardiaque, mais beaucoup moins dans la population des greffés hépatiques. Le but de cette étude était de rapporter la fréquence de ces complications dans notre cohorte de patients, et de déterminer le risque SCORE de décès par maladie cardiovasculaire, 10 ans après la transplantation. Patients et MéthodesEntre 1990 et 1996, 165 adultes ont bénéficié d'une première greffe hépatique dans notre centre. Cinquante-deux (32 %) sont décédés avant 10 ans et 102 patients étaient suivis 10 ans après la greffe. L'indication de la transplantation était : cirrhose alcoolique (n = 39), cirrhose virale (n = 41, VHB = 4, VHB-VHD = 16, VHC = 21), hépatopathie auto-immune (n = 8), autres (n = 15). RésultatsDix ans après la greffe, l'âge moyen des patients était de 56 (± 11) ans et 69 patients étaient des hommes. Parmi les 102 patients, 23 % étaient obèses, 15 % fumaient, 18 % étaient diabétiques, 21 % avaient une hypercholestérolémie, 22 % avaient une hypertrophie ventriculaire gauche et 70 % avaient une hypertension artérielle (87 % étaient traités, avec au moins deux antihypertenseurs pour 20 %, et 61 % étaient contrôlés sous traitement). Le débit de filtration glomérulaire médian était de 70 (± 27) ml/min. ConclusionNos résultats suggèrent que la fréquence des évènements cardiovasculaires après la transplantation hépatique est relativement faible, bien que la majorité des patients présente plus d'un facteur de risque cardio-vasculaire. Le suivi médical régulier avec traitement précoce des facteurs de risque ainsi que le relatif jeune âge des patients de notre cohorte pourraient en partie expliquer ce paradoxe. Néanmoins, l'évaluation du risque cardio-vasculaire doit se poursuivre après 15 ou 20 ans post-greffe puisque ce risque augmente de manière exponentielle avec l'âge. |
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