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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Communication Orale


Recherche des faux-positifs puis évaluation du dosage de chromogranine A comme marqueur de suivi des carcinomes endocrines bien différenciés gastro-entéropancréatiques métastatiques (CEBDM GEP)

D Vezzosi (1); C Lombard-Bohas (2); C Dromain (1); M Ducreux (1); S Leboulleux (1); P Ruszniewski (3); J Guigay (1); A Laplanche (1); T Debaere (1); D Elias (1); M Schlumberger (1); E Mitry (4); JL Raoul (5); G Cadiot (6); E Baudin (1);

(1) Villejuif - FRANCE
(2) Lyon - FRANCE
(3) Clichy-Sur-Seine - FRANCE
(4) Boulogne - FRANCE
(5) Rennes - FRANCE
(6) Reims - FRANCE


Mots clés :
69 Tumeurs Endocrines

Introduction

La chromogranine A (CgA) est dosée dans le cadre du bilan diagnostique des CEBDM GEP. Cependant de nombreuses pathologies sont responsables de faux-positifs de ce dosage. Par ailleurs, le dosage de la CgA n'est pas validé comme marqueur de suivi prospectif des CEBD GEP métastatiques.
Objectifs : 1) Recherche systématique de faux positifs du dosage de la CgA dans une population de patients consécutifs avec un CEBDM GEP suivi dans un centre spécialisé entre 2004 et 2007. 2) Validation du dosage de la CgA dans le suivi prospectif des patients CEBDM GEP sans faux positifs de la CgA.
 

Patients et Méthodes

1) Nous avons recherché chez 184 patients consécutifs, âgés de 53 ± 23 ans, avec CEBDM GEP (gastrinome exclus), les pathologies/traitements associés responsables d'une élévation non tumorale de la CgA : insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 70 ml/mn), traitement par inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), insuffisance cardiaque grade III ou IV de NYHA, syndrome de Cushing, hypergastrinémie (kit Immulite 2000), néoplasie endocrinienne multiple de type 1 (NEM 1). La CgA plasmatique a été dosée chez tous les patients par dosage immunoradiométrique (CgA-RIACT kit, normale < 100 ng/ml).
2) 46 patients porteurs d'un CEBDM GEP (exclusion des gastrinomes) suivis dans 5 centres français ont été inclus et suivis prospectivement pendant 6 mois. Un dosage de CgA, un scanner thoraco-abdominopelvien ont été réalisé à l'inclusion et à 6 mois. Les critères d'inclusion étaient : CEBDGEP métastatique, absence de faux positifs de la CgA, lésions évaluables selon les critères RECIST. Les résultats morphologiques à 6 mois ont été comparés à la base et classés en progression tumorale morphologique ou non selon les critères RECIST puis confrontés aux variations relatives de la CgA, (considérées comme significatives si > 20% du dosage de base).
 

Résultats

1) La CgA était élevée chez 130 patients (71%). 99 patients (54%) avaient au moins une cause d'élévation non tumorale de la CGA : insuffisance rénale chez 59 patients (60%), IPP chez 34 patients (34%), insuffisance cardiaque chez 7 patients (7%), syndrome de Cushing chez 4 patients (4%). NEM 1 chez 10 patients (10%), 14 patients avaient plus de deux causes de faux positifs.
2) 39/46 patients ont été évalués à 6 mois (1 décès et 6 perdus de vue). La valeur prédictive positive de le CgA pour évaluer la progression tumorale était de 24% alors que la valeur prédictive négative était de 89%. La sensibilité de la CgA était de 71% alors que la spécificité était de 50%.
 

Conclusion

1) Le dépistage des faux-positifs du dosage de CgA doit être systématique en cas de CEBDM GEP car retrouvés dans 54% des cas explorés dans cette étude 2) Le dosage de la CgA plasmatique a une faible valeur prédictive positive de progression morphologique. Son utilisation comme marqueur substitutif de progression tumorale reste donc non validée.
 

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