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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Plénière


Pratique de la cancérologie digestive par les hépato-gastroentérologues (HGE) : enquête nationale de la FSMAD

JL Legoux (1); P Michel (2); P Pienkowski (3); R Faroux (4); B Napoléon (5); T Ponchon (5); O Rosmorduc (6); G Cadiot (7); F Ricard (8); P Rougier (9); L Bedenne (8); ANGH

(1) Orléans - FRANCE
(2) Rouen - FRANCE
(3) Montauban - FRANCE
(4) La Roche-sur-Yon - FRANCE
(5) Lyon - FRANCE
(6) Paris - FRANCE
(7) Reims - FRANCE
(8) Dijon - FRANCE
(9) Boulogne - FRANCE


Mots clés :
64 Epidémiologie
1 Stratégie Clinique

Introduction

Une enquête menée par la FFCD en 2000 avait montré que 10 % des Hépato-Gastroentérologues (HGE) estimaient consacrer plus de 30 % de leur temps à l'oncologie digestive. Devant le développement des indications de chimiothérapie (CT) et d'une activité croissante dans ce domaine, la Fédération des Spécialistes des Maladies de l'Appareil Digestif a réalisé une nouvelle enquête.
 

Matériels et Méthodes

D'octobre 2007 à mars 2008, 3714 questionnaires anonymes ont été remis aux HGE français. Ils concernaient leur profil, leur type d'exercice en matière de cancérologie digestive et leur participation à des essais thérapeutiques. Ils ont été exploités par le centre de traitement des données de la FFCD.
 

Résultats

Le nombre de réponses a été de 1663 (45 % de répondeurs). Le mode d'exercice était libéral (48 %), hospitalier non universitaire (27 %) et hospitalo-universitaire (15 %). Parmi les participants, 295 venaient de la région Ile de France dont 87 de Paris, 149 de la région Rhône-Alpes, 108 de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, 98 d'Aquitaine et 95 de Bretagne. Les régions les plus faiblement représentées étaient le Limousin (27), l'Auvergne, la Franche-Comté, la Picardie et le Poitou-Charentes.
Parmi les répondeurs, 183 libéraux (24 %), 109 (40 %) HGE des centres hospitaliers généraux (CHG), et 136 (55 %) de centres hospitalo-universitaires (CHU) déclaraient se consacrer à l'oncologie digestive plus de 30 % de leur temps. La participation régulière aux RCP s'élevait à 89 %. Les indications de CT étaient posées par 886 HGE (53 %) quel que soit le type d'exercice professionnel. La prescription des chimiothérapies était assurée par 591 HGE dont 364 assuraient toutes leurs chimiothérapies (22 % des répondeurs) et 227 (14 %) une partie seulement. La participation aux essais cliniques était rapportée par 476 HGE, notamment dans les Centres de Lutte contre le Cancer (87 %), les CHU (74 %), mais également dans les CHG (28 %) et les cliniques privées (13 %). La surveillance non endoscopique après traitement curatif était assurée par 1297 répondeurs (78 %). Les soins palliatifs étaient prodigués par 1122 HGE (67,5 %), dans une structure de soins en HGE le plus souvent (68 %) et avec la collaboration d'une unité de soins palliatifs pour 56 %.
Près de la moitié (754 soit 45 %) des répondeurs était titulaire d'une compétence ordinale et/ou du DESC de cancérologie et 56 % prenaient en charge l'administration de la chimiothérapie. Parmi les HGE sans compétence ordinale ni DESC, 252 HGE étaient titulaires d'un diplôme universitaire (DU) ou inter-universitaire (DIU) de cancérologie et parmi eux 136 administraient la chimiothérapie. Parmi 557 HGE sans DU/DIU, 121 (22 %) prenaient en charge des CT.
 

Discussion

 
 

Conclusion

L'oncologie digestive représente une part importante de l'activité de nombreux HGE. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir les compétences permettant la prise en charge des cancers digestifs dans le respect du plan cancer. Mais pour ceux qui n'ont pas la « compétence », est posée la question de la poursuite de leur exercice. Celui-ci est pourtant, dans de nombreux endroits, une nécessité de santé publique devant le nombre de patients à prendre en charge et leur répartition géographique.
 

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