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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Communication Orale


La résection hépatique R1 de nécessité pour métastases colorectales : une contre-indication à l'exérèse ?

R Adam (1); R de Haas (1); D Wicherts (1); E Flores (1); D Azoulay (1); D Castaing (1);

(1) Villejuif - FRANCE


Mots clés :
48 Chirurgie Hépatobiliaire, Transplantation

Introduction

La résection macroscopique complète avec des marges saines est le standard dans les recommandations du traitement chirurgical des métastases hépatiques de cancer colorectal (MHCCR). Néanmoins du fait de la proximité vasculaire ou de la multinodularité, des lésions, une résection macroscopique complète ne peut parfois être réalisée qu'au prix d'une résection R1. Le but de notre étude a été de comparer le devenir à long terme des résections R1 à celui des résections R0.
 

Patients et Méthodes

Tous les patients ayant eu une résection de MHCCR dans notre centre entre 1990 et 2006 ont été prospectivement colligés. Les critères d'exclusion pour l'étude étaient : une résection macroscopique incomplète (R2), l'utilisation combinée d'un traitement local et la présence de localisation extrahépatique. L'objectif projeté pour tous les malades était celui d'une résection R0. Cependant, en l'absence de marges saines, la résection n'était pas contre-indiquée sous réserve qu'elle soit macroscopiquement complète.
 

Résultats

À partir d'une cohorte de 840 patients opérés consécutivement de MHCCR, 436 (52 %) étaient éligibles pour l'étude, parmi lesquels 234 (28 %) avaient eu une résection R0 et 202 (24 %) une résection R1. Le nombre et la taille des métastases étaient augmentés, et leur distribution plus souvent bilatérale dans le groupe R1. Après un suivi moyen de 40 mois, la survie globale à 5 ans était de 61 % et 57 % dans les groupes R0 et R1 respectivement, (P = 0,27). La survie sans récidive était de 29 % dans le groupe R0 contre 20 % dans le groupe R1 group (P = 0,12). Dans le groupe R1, les récidives intrahépatiques (mais pas les récidives locales) ont été plus fréquentes (28 % vs.17 % ; P = 0,004). Un ACE pré-opératoire >10 ng/mL et une hépatectomie majeure - mais pas une résection R1 - étaient des facteurs prédictifs indépendants d'une moins bonne survie.
 

Conclusion

La contre-indication classique des résections R1 mérite d'être reconsidérée, à l'ère de la chimiothérapie efficace et des rehépatectomies, car la survie est comparable à celle des résections R0.
 

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