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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

jeudi 19 mars 2009
Communication Orale


Transplantation hépatique avec donneur vivant en Europe : Etude du Registre Européen de Transplantation (ELTR) sur 2409 patients

R Adam (1); V Karam (1); L Fischer (2); M Kilik (3); I Lerut (4); P Neuhaus (5); P Kalicinski (6); D Castaing (1); B de Hemptinne (7); O Boillot (8); Y Tokat (9); J Klempnauer (10); J O'Grady (11); Y Revillon (12); J Belghiti (13); P Burra (14);

(1) Villejuif - FRANCE
(2) Hambourg - ALLEMAGNE
(3) Izmir - TURQUIE
(4) Bruxelles - FRANCE
(5) Berlin - ALLEMAGNE
(6) Varsovie - POLOGNE
(7) Gent - BELGIQUE
(8) Lyon - FRANCE
(9) Istanbul - TURQUIE
(10) Hannover - ALLEMAGNE
(11) Londres - GRANDE-BRETAGNE
(12) Paris - FRANCE
(13) Clichy-Sur-Seine - FRANCE
(14) Padoue - ITALIE


Mots clés :
48 Chirurgie Hépatobiliaire, Transplantation
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie

Introduction

La transplantation hépatique donneur vivant (THDV) est devenue une alternative reconnue à la transplantation hépatique conventionnelle. Le but de cette étude a été d'évaluer en l'absence de tout effet-centre, les résultats chez le receveur et les risques chez le donneur, à partir des données prospectives du Registre Européen de Transplantation Hépatique (ELTR).
 

Patients et Méthodes

D'octobre 1991 à juin 2007, 2409 THDV (4 %) ont été réalisées parmi les 66377 transplantations faites dans le même temps dans 71 centres en Europe. Les données des THDV ont été comparées à ceux de la transplantation conventionnelle / foie entier.
 

Résultats

Le nombre de THDV a augmenté régulièrement pendant 10 ans (de 17 en 1992 à 309 en 2002.) pour atteindre un plateau, voire une discrète diminution plus récemment (279 en 2006). Initialement réservée aux enfants, la THDV est maintenant utilisée principalement chez l'adulte (2/3 des cas en 2006). Le foie droit a été utilisé dans 92 % des cas chez l'adulte et le lobe gauche dans 85 % des cas chez l'enfant. Chez le donneur, la mortalité post-opératoire a été de 0,2 %, impliquant 5 des 2409 donneurs, en rapport avec une embolie pulmonaire (1 cas), un sepsis (2 cas), une insuffisance cardiaque (1) ou une défaillance multiorganes associée à un myélome (1). Le taux de complications précoces (≤ 3 mois) a été de 20 %, corrélé à l'importance de l'hépatectomie (27 % foie droit vs 11 % lobe gauche, p < 0,01).
Chez le receveur les indications de transplantation étaient comparables pour les cirrhoses (65 vs 58 %). En revanche la THDV était moins utilisée en cas d'hépatite fulminante (3 vs 7 %, p < 0 ,01) ou en cas de retransplantation (2 vs 10 %, p < 0,01), mais elle était utilisée plus fréquemment pour cancer (21 % versus 13 %, p < 0,01). Les survies à 5 ans du greffon et du patient ont été de 70 et 76 % respectivement. Ces survies étaient meilleures chez l'enfant (77 et 84 %) que chez l'adulte (64 et 70 %, p < 0,001).Comparativement aux TH foie entier réalisées dans la même période, la survie du patient et du greffon après THDV était meilleure chez l'enfant (77 et 84 % vs 70 et 81 % respectivement, p < 0,01) mais similaires chez l'adulte (64 et 71 % vs 63 et 71 %).
 

Discussion

 
 

Conclusion

La THDV représente 4 % des transplantations réalisées en Europe. Elle est maintenant principalement utilisée chez l'adulte pour des indications qui ne sont pas tout à fait superposables à celles de la TH classique. Le risque de mortalité chez le donneur est de 0,2 % avec un taux de complications précoces de l'ordre de 20 %. Comparativement aux transplantations hépatiques conventionnelles, elle donne globalement de meilleurs résultats chez l'enfant et des résultats similaires chez l'adulte.
 

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