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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Poster


Impact du génotypage de KRAS sur la réponse, la survie sans progression et la survie globale des patients réfractaires à l'irinotécan et traités par cetuximab plus irinotécan pour un cancer colorectal métastatique

F Di Fiore (1); E Van Cutsem (2); P Laurent-Puig (3); P Michel (1); S Siena (4); M Frattini (5); W de Roock (2); A Lievre (3); T Sabine (2); MERCK SERONO, AMGEN

(1) Rouen - FRANCE
(2) Leuven - BELGIQUE
(3) Paris - FRANCE
(4) Milan - ITALIE
(5) Locarno - SUISSE


Mots clés :
68 Côlon, Rectum
63 Traitement, Pronostic
60 Biologie Moléculaire, Génétique

Introduction

Le cetuximab, anticorps monoclonal anti-EGFR (Epidermal Growth Factor Receptor), est indiqué en association avec l'irinotécan dans le traitement du cancer colorectal métastatique (CCRM) chez les patients réfractaires à l'irinotécan. Les mutations du gène KRAS ont été récemment identifiées comme marqueurs de résistance aux anticorps anti-EGFR et leur recherche est désormais nécessaire avant l'utilisation de ces molécules dans le CCRM.
But. Nous avons réalisé une méta-analyse intégrant les données individuelles des principales études publiées (Lievre Cancer Res 2006 et J Clin Oncol 2008 ; Moroni Lancet Oncol 2005 ; Di Fiore Br J Cancer 2007 ; De Roock Ann Oncol 2008 ; Benvenuti Cancer Res 2007 ; Frattini Br J Cancer 2007) afin de déterminer précisément l'impact du génotypage de KRAS sur la réponse au traitement, la survie sans progression (PFS) et la survie globale (SG), des patients réfractaires à l'irinotécan et traités par cetuximab plus irinotécan pour un CCRM.
 

Patients et Méthodes

Les données individuelles suivantes ont été collectées : sexe, âge, nombre de chimiothérapies antérieures, réponse au traitement évaluée selon les critères RECIST, PFS, SG et le statut KRAS. L'impact des mutations KRAS sur la réponse objective [RO = réponse compète (RC) + réponse partielle (RP)] versus (vs) progression (PD) et le contrôle de la maladie [RC+RP+ stabilité (SD)] vs PD a été déterminé par régression logistique. La PFS et la SG ont été calculées par la méthode de Kaplan-Meier et comparés par modèle de Cox. Les facteurs prédictifs ont été recherchés en analyse multivariée.
 

Résultats

Un total de 281 patients a été analysé. L'age moyen était de 59,8 ± 11,4 ans et les patients avaient reçu en moyenne 2,4 ± 1 lignes de CT antérieurement. L'évaluation de la réponse au traitement objectivait que 77 patients (27,4 %) avaient une RO (3 RC et 74 RP), 107 (38,1 %) avaient une SD, et 97 (34,5 %) étaient en PD. La PFS et SG de l'ensemble de la population étaient de 4,5 mois et 10 mois, respectivement. Une mutation KRAS a été retrouvée chez 99 (35 %) patients. Une RC ou RP a été observée chez 77/182 (42 %) des patients sans mutations KRAS alors qu'aucun des malades KRAS mutés n'a répondu au traitement. Les mutations KRAS étaient ainsi significativement associées à la RO et au contrôle de la maladie (p < 0,0001). La PFS et la SG étaient significativement plus faibles chez les patients avec une mutation de KRAS, 2,7 mois vs 5 mois (p < 0,0001) et 8 mois vs 13,2 mois (p < 0,0001), respectivement. En analyse multivariée, les mutations de KRAS ont été identifiées comme facteurs prédictifs indépendants de la RO (OR = 0,013 (IC 95 % : 0,002 - 0,097), du contrôle de la maladie [OR = 0,0145 (IC 95 % : 0,081 - 0,26), de la progression, (HR = 2,163 (IC 95 % : 1,648 - 2,839)] et du décès [HR = 2,194 (IC 95 % : 1,618 - 2,975)], respectivement.
 

Conclusion

Notre étude a permis de déterminer précisément l'impact du génotypage de KRAS sur la réponse au traitement, la survie sans progression et la survie globale des patients réfractaires à l'irinotécan et traités par cetuximab plus irinotécan pour un CCRM.
 

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