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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

vendredi 20 mars 2009
Poster


Adénocarcinome résécable de la tête du pancréas: chirugie d'emblée versus radiochimiothérapie néoadjuvante

L Barbier (1); O Turrini (1); E Grégoire (1); C de Chaisemartin (1); YP Le Treut (1); JR Delpero (1);

(1) Marseille - FRANCE


Mots clés :
70 Pancréas Exocrine
63 Traitement, Pronostic

But

Evaluer l'impact sur la survie, le mode de récidive et les données anatomopathologiques du traitement du cancer de la tête du pancréas résécable selon deux attitudes : chirurgie d'emblée (CE) versus radiochimiothérapie néoadjuvante (RCT).
 

Patients et Méthodes

Il s'agit d'une étude rétrospective en intention de traiter. De 1997 à 2006, 174 patients ayant un adénocarcinome canalaire résécable de la tête du pancréas ont été pris en charge dans deux centres référents ayant une stratégie différente. 85 patients ont eu une CE et 89 patients une RCT. Les patients ayant une RCT étaient tous réévalués avant chirurgie.
 

Résultats

67 patients (79%) ont été réséqués dans le groupe CE. Dans le groupe RCT, 33 patients n'ont pas eu de laparotomie après réévaluation en raison d'une évolution métastatique (42%) ou locorégionale (36%) ou en cas de contre-indications opératoires ; 38 patients (43%) ont été réséqués. Les médianes de survie en intention de traiter dans le groupe CE versus RCT étaient respectivement de 17 mois et 15 mois (ns). Chez les patients réséqués, les médianes de survie dans le groupe CE versus RCT étaient respectivement de 17 mois versus 21 mois (p = 0,04) et les survies à 1, 3 et 5 ans étaient respectivement 69%-79% (ns), 26%-18% (ns) et 9%-3% (p = 0,04). 22% des patients du groupe CE avaient des adénopathies positives contre 7% pour les patients du groupe RCT (p = 0,02). 31% des patients du groupe CE avaient des marges de résection positives contre 8% des patients du groupe RCT (p = 0,03). 89% des patients ont récidivé dans les 2 groupes. Le taux de récidive locorégionale et d'évolution métastatique dans le groupe CE versus RCT étaient respectivement de 52%-10% et 76%-97%.
 

Conclusion

Une majorité de patients évolue pendant la RCT et ne bénéficie pas d'une résection curative. Les médianes de survie en intention de traiter sont comparables, mais la survie à long terme des patients réséqués après RCT est inférieure à celle des patients réséqués d'emblée. Cependant, l'intérêt d'une RCT doit être considéré car elle améliore le contrôle local.
 

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