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Lundi 26 mars 2001
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PA29

ENDOBRACHYOESOPHAGE EN PEDIATRIE. A PROPOS DE 15 OBSERVATIONS

 

(1) C Rizk, (1) H Azlagui, (1) N Boige, (1) C Faure, (1) L Ferkadji, (1) M Peuchmaur, (1) J Navarro, (1) JF Mougenot
(1) Service de Gastroentérologie, Hôpital Robert-Debré, 48, boulevard Sérurier, 75019 Paris


Mots clés :
8 Oesophage De Barrett, Cardia
14 Pathologie Oesogastro-Duodénale Chez L'enfant
95 Oesophage

La fréquence de l'endobrachyœsophage (EBO) ou ulcère de Barrett, métaplasie acquise correspondant au remplacement d'une muqueuse malpighienne par un épithélium glandulaire, est mal connue chez l'enfant. Le critère d'inclusion dans notre étude a été l'aspect macroscopique à la fibroscopie avec la présence d'une muqueuse rose-saumonée. Dans ce travail rétrospectif, 15 patients ont été colligés entre 1991 et 2000 : âge moyen 9 ans et 4 mois (8 mois-14 ans), sex-ratio 2. Les antécédents de ces patients sont les suivants : aucun (4 cas), RGO (4 cas), atrésie de l'œsophage (7 cas), encéphalopathie (2 cas), anorexie mentale (1 cas). Les symptômes évoluaient depuis 10 mois (4 semaines à plus d'un an). Cinq patients avaient bénéficié d'une intervention chirurgicale de type Nissen avant le diagnostic d'EBO. La fibroscopie œsogastroduodénale montrait une sténose peptique (4 cas), une œsophagite de grade 2 (2 cas), une gastrite (2 cas). Les aspects fibroscopiques fortement évocateurs d'EBO étaient les suivants : lésions circonférentielles (2 cas), hémicirconférentielles postérieures (2 cas), languettes ou flammèches (9 cas). Ces lésions s'étendaient sur plus de 2 centimètres de haut. Des biopsies multiples ont été faites, 3,7 par patient (de 2 à 7). L'examen anatomopathologique a identifié une métaplasie intestinale (3 cas), un épithélium fundique (10 cas) et cardial (2 cas). Un traitement médical au long court a été débuté (traitement antireflux associé à un IPP, 12 cas ou à un anti-H2, 3 cas) et 5 Nissen ont été faits. Le suivi endoscopique a permis de diagnostiquer 2 nouvelles métaplasies et une extension des lésions à 4 reprises mais 3 patients sont perdus de vue. Le recul moyen est de 2 ans et 6 mois (1 à 9 ans).

Même si l'EBO est rare et son diagnostic parfois difficile, il faut y penser et le rechercher devant l'aspect macroscopique sus-cité mais aussi dans la population pédiatrique à « risques », les porteurs connus ou potentiels de RGO, notamment les atrésies de l'œsophage. La séquence métaplasie intestinale→dysplasie→adénocarcinome a été clairement identifiée et impose un suivi à vie des patients, quel que soit leur âge, les chances de guérison d'un adénocarcinome dépendant de la précocité de son diagnostic.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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