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LA RELAXATION ANORMALE DU FUNDUS : UNE CAUSE DE SYMPTOMES APRES GASTRECTOMIE DISTALE (BILLROTH II) (1) I Le Blanc-Louvry, (1) G Savoye, (1) C Maillot, (1) F Michot, (1) P Ténière, (1) P Denis, (1) P Ducrotté (1) ADEN EA 1296, Hôpital Charles Nicolle, 76031 Rouen Mots clés : Une absence de relaxation fundique est une des explications avancées pour expliquer des symptômes dyspeptiques chez des sujets non opérés Notre hypothèse était que la même explication pourrait être trouvée pour expliquer des symptômes chez des malades symptomatiques après gastrectomie distale type Billroth II (G-BII). Notre travail a donc comparé la relaxation fundique étudiée par barostat entre des patients symptomatiques (PS) et asymptomatiques (PAS) après G-B II. MéthodesNeuf patients consécutifs (7 hommes et 2 femmes, âge moyen : 59 ± 7 ans) ayant eu une G-BII pour cancer antral ont été inclus de façon prospective. Aucun ne présentait de récidive de la pathologie tumorale lors de l'étude. Cinq patients étaient asymptomatiques et 4 étaient symptomatiques (pesanteurs épigastriques, vomissements) après l'intervention. La relaxation fundique en réponse à un repas liquide de 400 Kcal (400 mL) a été étudiée à l'aide d'un barostat gastrique 8 ± 3 mois après l'intervention. Les paramètres suivants ont été analysés : volume de déplissement, présence ou non d'une relaxation fundique, délai d'apparition (min) par rapport au début du repas et amplitude (mL) de la relaxation lorsqu'elle était observée. Les résultats des patients ont été comparés à ceux de 12 volontaires sains non opérés. RésultatsAprès G-BII, le volume de déplissement du sac dans les conditions basales a été supérieur à celui des témoins (94 ± 17 vs 39 ± 4 mL, p < 0,05), et non différent entre les PS et les PAS (82 ± 13 vs 105 ± 20 mL). Une relaxation post-prandiale observée immédiatement dès le début du repas est survenue chez tous les témoins et 5/5 des PAS. Deux PS sur 4 n'ont pas eu de relaxation fundique. Chez les 2 autres PS, la relaxation est survenue de façon décalée avec un délai de 23 + 1 mn par rapport au début du repas. Dans la G-BII, lorsqu'une relaxation survenait, son amplitude était plus grande que celle calculée chez les témoins (G-BII : 281 + 55 mL vs T : 178 + 15 mL, p < 0,03). ConclusionsCette étude montre qu'après G-BII, des troubles de la relaxation fundique (absence ou retard) en réponse à un repas ont été observés uniquement chez les malades symptomatiques. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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