© SNFGE, 2001
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Posters

Mardi 27 mars 2001
Posters
PB45

COMPARAISON DE 2 METHODES D'EVALUATION DE LA SENSIBILITE GASTRIQUE : PEUT-ON FAIRE SIMPLE ?

 

(1) M Bouin, (1) V Plourde, (1) M Boivin, (1) P Poitras
(1) Département de gastro-entérologie, Hôpital Saint-Luc du CHUM, Montréal, Q.C., Canada


Mots clés :
12 Dyspepsie
75 Pathologie Fonctionnelle Digestive
77 Estomac

Les seuils de sensibilité gastrique peuvent être mesurés par des distensions isobariques ou isovolumiques . Afin d'améliorer la tolérance de l'examen, notamment chez les dyspeptiques, les distensions isovolumiques peuvent être réalisées avec un ballonnet en latex. Des protocoles différents de distension existent et, en pratique clinique, une simplification permettrait une meilleure acceptabilité de l'examen.


Buts


Comparer, chez les sujets sains et des patients dyspeptiques, 2 protocoles de mesure des seuils de perception gastrique : La distension phasique intermittente (DPI) et la distension en escalier (DE).


Méthode


Un groupe témoin de 12 volontaires sains (F/H : 6/6 ; âge moyen 44,8 ± 5,7) et un groupe de 12 patients dyspeptiques (F/H : 7/5 ; âge moyen 48 ± 9,9) identifiés selon les critères de Rome II, ont eu une mesure des seuils de perception gastrique selon 2 protocoles, à 15 minutes d'intervalle, dans un ordre randomisé. Un ballonnet de latex de 6,5 cm de longueur au repos était positionné dans le fundus et relié par une sonde de Levin à une seringue de 1 000 mL. L'examen était réalisé en position assise. Les distensions étaient réalisées par palier de 1 min en augmentant de 50 mL à chaque distension. Dans le protocole DPI, un retour à zéro pendant 1 min. était effectué entre chaque distension contrairement au protocole DE. Les seuils suivants étaient mesurés : 1) première perception, 2) sensation de satiété, 3) inconfort, 4) volume maximum tolérable. Les seuils ont été comparés par un test non paramétrique. Les résultats sont exprimés en moyenne ± SEM.


Résultats


Volumes (en mL) mesurés aux seuils de perception au cours des 2 protocoles (DE et DPI) .

Dans le groupe témoin, et pour les 2 protocoles, le volume maximum tolérable était plus bas chez les femmes que chez les hommes (870 ± 35 vs 1 120 ± 90 ; p < 0,05). Les autres seuils n'étaient pas différents entre les hommes et les femmes quelque soit le protocole.


Conclusions


Les volumes mesurant les seuils de perception de la distension gastrique ne sont pas différents, quel que soit le protocole de distension utilisé, chez les individus sains comme chez les patients. En raison de sa réalisation plus simple et d'une durée plus courte le protocole de distension en escalier peut être préconisé en pratique clinique.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2001