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Mardi 27 mars 2001
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PB55

TUMEURS ENDOCRINES KYSTIQUES DU PANCREAS ET DE L'INTESTIN GRELE : ETUDE ANATOMOCLINIQUE DE 14 CAS CHEZ 11 MALADES

 

(1) B Ligneau, (1) C Lombard-Bohas, (1) PJ Valette, (1) J Dumortier, (1) B Napoléon, (1) JA Chayvialle, (1) C Partensky, (2) G Gouysse, (2) JY Scoazec
(1) Fédération des Spécialités Digestives, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon
(2) Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon
(3) INSERM U45, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon


Mots clés :
69 Tumeurs Endocrines
101 Diagnostique

La présentation kystique des tumeurs endocrines digestives est rare et soulève des problèmes diagnostiques difficiles. L'objectif de notre travail était d'analyser les caractères cliniques, radiologiques et histologiques des tumeurs endocrines à forme kystique diagnostiquées à l'hôpital Edouard Herriot entre 1982 et 1999. Le groupe d'étude comportait 6 hommes et 4 femmes (âge moyen : 47 ans). Six malades avaient un syndrome de MEN1. 4 présentaient des symptômes fonctionnels (hypoglycémie : 1 cas, syndrome de Zolliger-Ellison : 3 cas). L'imagerie a détecté 11 tumeurs, dont 10 de siège pancréatique et 1 localisée au niveau de l'angle duodéno-jéjunal. Les lésions étaient caractérisées par une zone périphérique hypervasculaire. L'échoendoscopie a été faite dans 9 tumeurs pancréatiques : 5 étaient décrites comme macrokystiques, 2 comme microkystiques et 2 comme hétérogènes. Deux types histologiques de tumeurs ont été identifiés : une forme macrokystique (6 cas) et une forme microkystique d'architecture trabéculo-vésiculaire (8 cas). 12/13 tumeurs pancréatiques comportaient une population de cellules exprimant le glucagon. Une résection chirurgicale a été faite dans tous les cas. Trois malades avaient des métastases ganglionnaires et 1 des métastases hépatiques au moment du diagnostic. Un malade est décédé. Les autres sont vivants, sans métastase, avec un délai de suivi de 12 à 85 mois. En conclusion, le diagnostic de tumeur endocrine doit être évoqué devant toute tumeur kystique chez un malade atteint de MEN1 ; une résection chirurgicale est indispensable en raison du risque d'évolution maligne.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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