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COMPARAISON DES EFFETS SUR L'ECOSYSTEME BACTERIEN COLIQUE DE L'HOMME DE L'ADMINISTRATION DE LAXATIFS OSMOTIQUES AU COURS DE LA CONSTIPATION IDIOPATHIQUE CHRONIQUE : ANALYSE MOLECULAIRE PAR HYBRIDATIONS QUANTITATIVES (1) I Mangin, (1) A Suau, (1) V Rochet, (1) J Doré , (2) Y Bouhnik, (2) P Crenn, (3) L Raskine, (4) C Neut (1) Unité d'Ecologie et de Physiologie du Système Digestif, INRA, Jouy-en-Josas (2) Service d'Hépato-Gastroentérologie et Assistance Nutritive, Hôpital Lariboisière, Paris (3) Laboratoire de Bactériologie, Hôpital Lariboisière, Paris (4) Laboratoire de bactériologie, Faculté de Pharmacie, BP 83, 59006 Lille Cedex Mots clés : Les méthodes bactériologiques traditionnelles par culture ne permettent de mettre en évidence que 30 à 50 % des populations bactériennes coliques. Le but de notre travail était de comparer, au moyen d'une analyse moléculaire, les effets sur l'écosystème bactérien colique (EBC) de l'administration de laxatifs osmotiques au cours de la constipation idiopathique chronique (CIC). Population et méthodeDes sujets adultes atteints de CIC ont reçu, dans un ordre randomisé, un traitement par lactulose ou Polyéthylène Glycol (PEG), à une dose de 20 g/j pendant 7 jours, puis modulée en fonction de l'efficacité pendant 7 jours, et enfin stable de 10 à 30 g/j pendant 14 jours. Les selles étaient recueillies à J0, J21 et J28, congelées puis analysées par une méthode d'hybridation quantitative en dot-blot, permettant de mesurer la proportion relative d'ARN ribosomal 16S de 6 groupes bactériens :Bacteroides-Prevotella-Porphyromonas, Bifidobacterium, Lactobacillus-Enterococcus-Streptococcus, entérobactéries, Clostridium coccoides et Clostridium leptum, représentant environ 80 % de l'ARNr bactérien total. Résultats48 sujets ont été inclus, 25 dans le groupe lactulose et 23 dans le groupe PEG. L'efficacité clinique des traitements était comparable. Après administration des traitements, le pourcentage d'ARNr des bifidobactéries était augmenté dans le groupe lactulose (p < 0,05), mais pas dans le groupe PEG. Il était compris entre 0,1 et 5,4 % à J0, entre 0,9 et 26,8 % à J21 et entre 0,3 et 17,7 % à J28 pour le groupe lactulose. L'augmentation concernait respectivement 72 % (18/25) et 17 % (4/23) des sujets des groupes lactulose et PEG. Aucune autre différence significative n'était retrouvée entre les traitements. ConclusionCette étude confirme que l'ingestion de lactulose, à la posologie habituellement préconisée au cours de la CIC, stimule spécifiquement la croissance des bifidobactéries coliques. L'application de cette méthode d'hybridation quantitative à l'étude de l'EBC devrait permettre : a) d'améliorer les conditions d'analyse, possible ici à partir de prélèvements congelés ; b) de suivre un groupe bactérien, voire une espèce ou une souche, sélectionné au sein de cet écosystème ; c) de suivre certains groupes de germes hétérogènes tels Clostridium coccoides et Clostridium leptum pour lesquels aucun milieu de culture sélectif n'est actuellement disponible. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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