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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mercredi 28 mars 2001
Tronc Commun 8 : Motricité - Proctologie
AM15

EVALUATION SIMULTANEE DES EFFETS DU PEPTIDE YY SUR LE TONUS ET LA VIDANGE GASTRIQUES CHEZ L'HOMME

 

(1) V Bicheler, (1) F Zerbib, (1) C Cherbut, (1) S Bruley des Varannes, (1) JP Galmiche , (2) A Ropert, (3) C Rozé
(1) Centre de Recherche en Nutrition Humaine, CHU Hôtel Dieu, 44035 Nantes
(2) CHU Pontchaillou, 35033 Rennes
(3) INSERM U 410, Faculté de Médecine X, Bichat, 75870 Paris


Mots clés :
77 Estomac
80 Physiologie, Biologie Cellulaire
75 Pathologie Fonctionnelle Digestive

Le peptide YY (PYY) est un neuropeptide libéré par les cellules endocrines L en période postprandiale. Le PYY ralentit la vidange gastrique chez l'homme, mais son effet sur le tonus de l'estomac proximal n'est pas connu. Les buts de cette étude étaient (1) de déterminer l'effet du PYY sur le tonus gastrique en période postprandiale, et (2) d'évaluer simultanément l'effet du peptide sur la vidange gastrique des liquides.


Méthodes


Les variations du tonus gastrique ont été enregistrées à l'aide d'un barostat électronique, durant et 120 min après la perfusion intraveineuse continue de 60 min soit de PYY dilué dans de l'Haemaccel® aux doses de 30 et 90 pmol/kg.h, soit d'Haemaccel® seul (placebo) chez 6 volontaires sains. Les concentrations plasmatiques de PYY étaient mesurées toutes les 15 min par RIA. La vidange gastrique d'un repas liquide acalorique (200 ml de méthylcellulose à 1,5 %) était étudiée simultanément par le test d'absorption du paracétamol. Les &dgr;V (variations du volume du sac de barostat par rapport au volume de base), la &dgr;Vmax et le t25 % (temps de vidange de 25 % du repas) ont été calculées.


Résultats


Les perfusions de PYY induisaient une augmentation significative des concentrations plasmatiques de PYY, à des taux reproduisant les concentrations plasmatiques de PYY postprandiales pour la dose de 30 pmol/kg.h, et les concentrations plasmatiques de PYY observées chez les patients souffrant de stéatorrhée pour la dose de 90 pmol/kg.h. Les 2 perfusions de PYY entraînaient une relaxation significative de l'estomac proximal, en termes de &dgr;V pour la dose de 30 pmol/kg.h (p = 0,002, ANOVA factorielle) et de &dgr;Vmax pour la dose de 90 pmol/kg.h (p = 0,05, test de Mann-Whitney). Les moyennes des variations (PYY vs. placebo) de la &dgr;V déterminée toutes les 15 min étaient corrélées aux moyennes des variations correspondantes du taux plasmatique du PYY pour les 2 perfusions de PYY (p < 0,01, corrélation linéaire). Seule la perfusion de PYY à la dose de 90 pmol/kg.h entraînait un ralentissement significatif de la vidange gastrique du repas liquide (p = 0,03), corrélé aux variations des taux plasmatiques de PYY (p < 0,05, correlation linéaire), mais pas aux variations de &dgr;V.


Conclusions


(1) Le PYY induit une relaxation de l'estomac proximal en période postprandiale chez l'homme. (2) Cet effet est corrélé aux concentrations plasmatiques du peptide. (3) Cette relaxation de l'estomac proximal n'est pas corrélée au ralentissement de la vidange gastrique des liquides observé uniquement pour des concentrations supra-physiologiques du PYY.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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