Résumé selectionné |
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DRAINAGE RETROPERITONEAL LOMBOSCOPIQUE DES COULEES DE NECROSE INFECTEE AU COURS DE LA PANCREATITE AIGUE NECROSANTE : A PROPOS DE 41 CAS (1) P Kosydar, (1) D Roumilhac, (1) A Saudemont, (1) JP Chambon, (1) FR Pruvot, (1) L Gambiez (1) Service chirurgie digestive et transplantation, Hôpital C. Huriez, 59037 Lille Cedex Mots clés : ButEn cas de preuve bactériologique de l'infection d'une coulée de nécrose survenue au décours d'une pancréatite aiguë nécrosante (PAN), le drainage, chirurgical ou radiologique est impératif. Nous avons développé une technique de drainage rétropéritonéal lomboscopique (DRL), qui est devenue notre référence dans ce contexte. Le but de cette étude est d'évaluer le bien-fondé de cette attitude en termes d'efficacité, de morbidité et de mortalité. MéthodeDe janvier 1990 à décembre 2000, nous avons pris en charge 101 cas de PAN. Les caractéristiques de la population étaient : sex-ratio = 2/1, âge moyen = 51 ans. La gravité était évaluée par les scores de Ranson (moyen = 3,6) et Balthazar (68E/33D). Le drainage était réalisé devant l'existence de signes cliniques et/ou bactériologiques d'infection avec ou sans augmentation rapide des collections en imagerie. Trente six patients ne présentaient pas de critère pour un drainage et ont été traités médicalement, 19 ont été drainés par voie percutanée (DP), 15 par laparotomie (DL) pour suspicion de complication intrapéritonéale. Le DRL était indiqué pour 41 patients (31 de première intention et 10 après échec du drainage radiologique). Il est réalisé par une courte lombotomie, un lomboscope et des instruments adaptés facilitent et améliorent la nécrosectomie par cet abord limité. Un système d'irrigation-lavage était laissé en place. La nécrose était infectée pour 78 % d'entre eux. RésultatsUne moyenne de 5 procédures de DRL a été nécessaire afin d'obtenir une cavité propre et bourgeonnante. Une laparotomie pour complément de drainage ne s'est imposée que dans 4 cas (9,75 %). Une hémorragie d'origine splénique a compliqué 17 % des DRL avec obligation de splénopancréatectomie caudale pour 3 patients. On a également constaté 7 fistules coliques (17 %). A distance, sont survenus 8 pseudokystes et 5 éventrations lombaires. La durée moyenne d'hospitalisation fut de 60 jours pour une mortalité globale de 9,75 %. La mortalité et la durée moyenne d'hospitalisation furent respectivement de 9,75 % et 60 j pour les DRL, de 15,8 % et 80 j pour les DP, enfin, de 26,5 % et 45j pour les DL. ConclusionLe drainage de la nécrose rétropéritonéale des PAN peut être assuré en sécurité grâce au DRL. Cette technique évite l'abord de la cavité péritonéale et est associée à une faible morbidité pariétale. Dans notre série, la mortalité est inférieure à 10 %. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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