© SNFGE, 2002
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Posters

Lundi 25 mars 2002
Posters
PA06

PRONOSTIC DU SYNDROME DU GRELE COURT (SGC) EN FONCTION DE LA DEPENDANCE A LA NUTRITION PARENTERALE TOTALE (NPT)

 

(1) M Happi-Nono, (1) P Beau, (1) D Niddeger
(1) Hôpital La Milétrie, 86021 Poitiers


Mots clés :
17 Malabsorption
30 Cholestase
59 Nutrition Clinique

Le but de ce travail a été d'évaluer la survie actuarielle, l'évolution nutritionnelle et les complications chez 78 malades ayant un SGC et indemnes de cancer évolutif pendant le suivi, en fonction de la dépendance à la NPT.


Méthodes


Le SGC et la dépendance à la NPT ont été définis respectivement par une longueur de grêle restant ≤ 150 cm et par une durée de NPT > 6 mois. L'état nutritionnel a été évalué par l'indice de masse corporelle (IMC). Les complications suivantes ont été répertoriées : cholestase (phosphatases alcalines et bilirubine totale > 2N pendant au moins 6 mois), lithiase biliaire symptomatique, infections graves, thromboses symptomatiques, urinaires (lithiase et créatinémie), osseuses (fractures pathologiques et ostéopénie), psychiatriques. Le rôle de la dépendance à la NPT, de l'âge, du type de montage chirurgical et de l'origine du SGC ont été évalués par analyse multivariée.


Résultats


Les résultats sont indiqués dans le tableau (moy ± DS). Les 2 groupes de malades ne différaient pas par l'étiologie du SGC. Aucune différence significative n'était observée pour la fréquence des lithiases biliaire ou urinaire et des troubles psychiatriques selon la dépendance à la NPT. Les carences en micronutriments étaient significativement plus fréquentes dans le groupe non dépendant (P < 0,05). En analyse multivariée, seule la présence d'une jéjunostomie était un facteur de mauvais pronostic (RR = 5,9 ; IC95 % : 1.8-19,3 ; P = 0,003).


Conclusion


Ces résultats suggèrent qu'au cours du SGC, la NPT a) n'est pas un facteur indépendant de mauvais pronostic à moyen terme ; b) permet de maintenir l'état nutritionnel et de réduire le risque de carence en micronutriments ; c) est responsable de complications propres, notamment hépatiques et rénales.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2002