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COMPREHENSION ET MEMORISATION DE L'INFORMATION DONNEE AUX PATIENTS (VIGILANTS VERSUS EVITANTS) AVANT UNE ENDOSCOPIE DIGESTIVE HAUTE : APPROCHE PSYCHOMETRIQUE (1) JL Legoux, (1) M Amouretti, (1) P Couzigou, (2) A Constant, (2) A Charles, (3) R Dantzer (1) Service d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital du Haut Lévêque, 33604 Pessac (2) Laboratoire de Psychologie, EA 526, Université Victor Segalen Bordeaux 2, 33000 Bordeaux (3) INSERM U-394, 33000 Bordeaux Mots clés : ButsDans une situation aversive, deux stratégies d'ajustement (coping) peuvent être utilisées par rapport à l'information :la vigilance consiste à rechercher activement l'information liée à cette situation même anxiogène, l'évitement consiste à distraire son attention de toute source d'information liée à la situation pour éviter tout stress. Depuis les travaux qui ont suivi ceux de Miller et Mangan MéthodesDeux groupes de 10 patients consécutifs, l'un vigilant, l'autre évitant, devant subir une endoscopie digestive haute au cours de leur hospitalisation, ont été sélectionnés par le Monitoring-Blunting Questionnaire de Muris RésultatsLes analyses de variances multivariées montrent que les patients vigilants présentent un ralentissement significatif dans la dénomination des mots « anxiogènes » vs les mots neutres (p < 0,05), alors que les évitants ne présentent aucune différence. Les vigilants ont un score d'anxiété significativement plus élevé que celui des évitants avant et après information (p < 0,025), leur niveau d'anxiété diminue discrètement après information (différence non significative), tandis que celui des évitants reste inchangé. La rétention des informations présentées a été médiocre dans les deux groupes : aucun patient n'a retenu les 12 mots testés, 1 seul patient a en a retenu plus de 8, 75 % ont retenu moins de la moitié des mots, 15 % n'en ont retenu aucun. ConclusionsCette étude semble montrer une mauvaise mémorisation de l'information présentée et que les patients vigilants sont plus affectés par les mots médicaux anxiogènes que les évitants. D'autres études pourraient permettre d'améliorer l'acquisition des informations médicales en s'adaptant au profil psychologique des sujets. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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