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AMELIORATION DE LA QUALITE DE VIE (QLQC30) DES PATIENTS AYANT UN CANCER DIGESTIF METASTATIQUE TRAITES PAR CORTICOTHERAPIE : RESULTATS PRELIMINAIRES (1) D Karsenti, (1) EH Metman, (1) E Dorval, (2) F Vernay, (3) S Planchaud, (4) B Giraudeau (1) Service d'Hépato-Gastroentérologie, CHU Trousseau, 37044 Tours (2) Service de Chirurgie Digestive, CHU Trousseau, 37044 Tours (3) Service de Nutrition, CHU Trousseau, 37044 Tours (4) Service de Recherche Clinique, Faculté François Rabelais, 37000 Tours Mots clés : Le recours à une corticothérapie chez des patients ayant un cancer digestif évolué et présentant une altération de l'état général est fréquent. Si l'efficacité de la corticothérapie sur l'état général est admise, en revanche son impact sur la qualité de vie mesurée par les indicateurs récemment validés n'a pas été évalué. ButLe but a été d'évaluer l'efficacité à court et moyen terme d'une corticothérapie à la dose de 40 mg/j sur les symptômes et la qualité de vie des patients ayant un cancer digestif métastatique ou localement avancé. Matériel et méthodesLes 12 patients inclus (4 femmes et 8 hommes d'âge moyen 61 ans ; extrêmes : 47-78 ans) avaient un cancer digestif (colorectal dans 8 cas, pancréatique dans 3 cas et gastrique dans 1 cas) localement évolué ou métastatique. Ils présentaient une asthénie invalidante, et/ou une anorexie, et/ou un amaigrissement. Chez tous les patients on a évalué prospectivement les modifications de la qualité de vie par l'échelle validée de l'EORTC (QLQC30), de l'indice OMS et de l'appétit par échelle visuelle analogique (EVA) pendant 2 périodes : une période de conseils diététiques associés au traitement médical palliatif (J-14 à J0) et la période de corticothérapie en 2 phases (J0 à J14 et J0 à J28). La corticothérapie utilisée était la prednisolone par voie orale ou orodispersible, à la dose de 40 mg/j. Les données avant et pendant la corticothérapie ont été comparées. RésultatsL'indice de qualité de vie (QLQC30) entre la période de conseils seuls et la période de corticothérapie augmentait en moyenne de 12,3 % ± 32 à J14 et de 12,4 % ± 32 à J28 (ns). La comparaison du performance status OMS entre les périodes avant et après corticothérapie montrait une diminution moyenne de 0,3 ± 0,5 à J14 (ns) et de 0,7 ± 0,7 à J28 (p = 0,03). La comparaison de l'appétit (EVA) entre la période de conseils seuls et la période de corticothérapie montrait une amélioration moyenne de 17 ± 36 % à J14 (ns) et de 20 ± 30 % à J28 (p = 0,025). ConclusionsCette étude confirme l'effet orexigène significatif de la corticothérapie à la dose de 40 mg/j ainsi que l'amélioration significative de l'état général (indice OMS) des patients traités. L'absence d'amélioration significative de la qualité de vie évaluée par l'échelle de l'EORTC (QLQC30) doit être réévaluée sur un effectif plus important. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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