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EFFICACITE DE L'ASSOCIATION ADRIAMYCINE-STREPTOZOTOCINE (A-S) DANS LE TRAITEMENT DES TUMEURS NEUROENDOCRINES DU PANCREAS (TNEP) : ETUDE DES FACTEURS PREDICTIFS DE REPONSE ET DE SURVIE (1) V Boige, (1) P Lebray, (1) M Ducreux, (2) T Delaunoit, (3) E Baudin, (3) M Schlumberger, (4) C Dromain, (5) N Lassau, (6) D Elias, (6) P Lasser (1) Unité de Gastro-Entérologie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif (2) Unité de Gastro-Entérologie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif (3) Service d'Endocrinologie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif (4) Département d'Imagerie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif (5) Département d'Imagerie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif (6) Département de Chirurgie, Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif Mots clés : L'association A-S a été récemment remise en question dans le traitement des TNEP alors qu'elle était jusqu'alors la chimiothérapie de référence dans cette pathologie. Buts1) Evaluer de manière rétrospective le taux de réponse objective ainsi que la survie des malades souffrant d'une TNEP et traités par A-S ; 2) Déterminer des facteurs pronostiques de réponse à la chimiothérapie ainsi que des facteurs pronostiques de survie ; 3) Analyser la toxicité de l'association A-S. Patients et méthodesQuarante-cinq patients (pts) atteints d'une TNEP et recevant l'association A-S pris en charge entre janvier 1995 et décembre 1999 ont été analysés rétrospectivement. Le schéma thérapeutique était le suivant : adriamycine 50 mg/m2 J1-J21 + streptozotocine 500 mg/m2 J1 à J5 en perfusion courte. Traitement réalisé toutes les 6 semaines (J1′= J43). L'efficacité antitumorale a été évaluée par imagerie tous les 2 mois selon les critères OMS. RésultatsL'effectif était de 18 femmes et de 27 hommes, dont l'âge moyen était de 54 ans. Quarante-deux des 45 pts étaient métastatiques (foie 39/42, ganglions 18/42, péritoine 3/42, autres 12/42). Trente-quatre pts avaient un performance status OMS à 0, sept à 1, trois à 2, et un à 3. Seize pts avaient été traités antérieurement par chirurgie, 4 par chimioembolisation, 4 par radiothérapie, 11 par chimiothérapie systémique et 11 par analogues de la somatostatine. Seize des 45 ont présenté une réponse partielle (RP) et 7/47 une réponse mineure (RM). Le taux de réponse objective (RO) était donc de 35,6 % [IC95 % : 22 %-49 %]. Plusieurs facteurs pronostiques de réponse à la chimiothérapie ont été mis en évidence, parmi lesquels l'utilisation préalable d'une chimiothérapie (p = 0,033) et la présence d'une hépatomégalie (p = 0,0156) qui apparaissaient de manière significative comme des facteurs de mauvais pronostic. En outre, une chimiothérapie systémique (p = 0,00835) ou une chimioembolisation (p = 0,00546) antérieure, ainsi qu'une hépatomégalie (p = 0,05) étaient des facteurs pronostiques péjoratifs de survie. Les principales toxicités OMS grade 3-4 par patient étaient : 7 nausées-vomissements et 3 neutropénies fébriles. ConclusionsL'association A-S utilisée dans les TNEP permet d'obtenir un taux de RO supérieur à 35 %, au prix d'une toxicité acceptable. Ce résultat confirme l'expérience initialement rapportée par l'équipe de la Mayo Clinic. La mise en évidence de facteurs pronostiques péjoratifs de survie et de réponse au traitement pourrait permettre de sélectionner les malades pouvant bénéficier de cette chimiothérapie. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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