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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Mercredi 27 mars 2002
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PC30

SUIVI A LONG TERME D'UNE COHORTE DE PATIENTS PRESENTANT UN LYMPHOME GASTRIQUE DU MALT DE BAS GRADE TRAITES PAR AGENTS ALKYLANTS ORAUX

 

(1) M Cavicchi, (1) M Lévy, (1) D Lamarque, (1) S Lahoud, (1) P Hammel, (1) JC Delchier, (2) C Haioun, (3) MT Chaumette, (3) C Copie-Bergman
(1) Service d'hépatogastroentérologie, Hôpital Henri Mondor, 94010 Créteil
(2) Service d'hématologie clinique, Hôpital Henri Mondor, 94010 Créteil
(3) Service d'anatomie pathologique, Hôpital Henri Mondor, 94010 Créteil


Mots clés :
72 Lymphome
66 Estomac
63 Traitement, Pronostic


Introduction


La chimiothérapie a été proposée comme alternative à la chirurgie ou à la radiothérapie dans la prise en charge des patients ayant un lymphome gastrique du MALT de bas grade (LGM). Nous rapportons ici les résultats à long terme d'une cohorte de LGM traites par agents alkylants par voie orale.


Patients


Quarante-six patients (20 femmes et 26 hommes) d'âge médian 55 (24-79) ans suivis dans notre centre depuis 1983 ont reçu du cyclophosphamide (n = 27, dose : 100 mg/j) ou du chloraminophène (n = 19, dose : 6 mg/m2 un jour sur 2) par périodes d'un an au moins. Les LGM étaient localisés ou disséminés (stade I et IV d'Ann Arbor-Musshoff) dans 35 et 11 cas respectivement. Dix-neuf ont été chimiothérapés alors qu'ils étaient H pylori positifs (avec ou sans éradication secondaire de l'infection) et 27 alors qu'ils étaient H pylori négatifs soit d'emblée (n = 11) soit après éradication de l'infection (n = 16). Ils avaient tous un bilan au moins annuel comportant une gastroscopie ± écho-endoscopie. La rémission complète (RC) était définie comme la disparition des lésions endoscopiques et histologiques, la rémission partielle (RP) comme la disparition des lésions endoscopiques sans normalisation histologique.


Résultats


Le suivi médian a été de 56 mois (12-209). A la fin du suivi, 28 patients (60,8 %) étaient en RC, 12 (26 %) en RP, 1 en échec thérapeutique et 5 (10,8 %) étaient décédés dont un seul en rapport avec une évolution du lymphome (lymphome pulmonaire de haut grade). Deux malades ont présenté un adénocarcinome gastrique superficiel traité avec succès par gastrectomie totale. La durée médiane cumulée de traitement a été de 16 mois (3-70) en 1 à 6 périodes. Vingt-trois patients sont restés en RC jusqu'à la fin du suivi après une seule période de chimiothérapie et 8 ont récidivé et ont nécessité une reprise du traitement. La durée médiane de la première RC a été de 18 (11-136) mois. Une toxicité du traitement a été notée chez 13 patients (28,2 %) : 11 leucopenies dont 1 seule a nécessité l'arrêt prématuré du traitement et 2 cystites hemorragiques.


Conclusions


Le traitement par agents alkylants oraux permet d'obtenir une rémission durable du LGM chez la majorité des patients au prix d'une toxicité modérée. Il s'agit donc d'une alternative valable à la chirurgie ou à la radiothérapie.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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