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Mercredi 27 mars 2002
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PC44

LA RECHERCHE D'HELICOBACTER PYLORI ET L'ENDOSCOPIE ŒSO-GASTRO-DUODENALE SONT LES GRANDS OUBLIES DE LA PRISE EN CHARGE INITIALE DES PATIENTS DYSPEPTIQUES EN MEDECINE GENERALE EN FRANCE

 

(1) A Charachon, (1) I Etienney, (1) JC Soulé, (2) A Flahault
(1) Hépato-Gastro-Entérologie, Hôpital Bichat, 75018 Paris
(2) INSERM U444, Hôpital St Antoine, 75012 Paris


Mots clés :
1 Stratégie Clinique
12 Dyspepsie
10 Helicobacter Pylori : Fondamental, Epidémiologie


Objectifs


Le but de l'étude était d'évaluer la prise en charge initiale des patients dyspeptiques en France et d'évaluer le rôle de la recherche d'Helicobacter pylori dans cette prise en charge.


Méthodes


Trois cent trente et un patients consultant un médecin généraliste du réseau « Sentinelles » pour un premier épisode de dyspepsie, définie comme une douleur ou un inconfort de la partie supérieure de l'abdomen, ont été inclus entre le 19 février et le 1er juillet 2001. Les données socio-démographiques et cliniques, ainsi que les modalités de prise en charge ont été recueillies sur un questionnaire rempli par le médecin généraliste au cours de la consultation.


Résultats


La recherche d'Helicobacter pylori par un test non invasif n'a jamais été réalisée. Pour une dyspepsie apparue après 45 ans, ou en présence d'au moins un signe d'alarme, ou en cas de prise d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens, le pourcentage d'endoscopie œso-gastro-duodénale réalisée était de 15,3 %. En l'absence de signe d'alarme et de prise d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens, et pour un âge inférieur à 45 ans, 92 % des patients avaient un traitement empirique, et 8 % une endoscopie haute.


Conclusion


La prise en charge initiale des patients dyspeptiques, en France, par les médecins généralistes ne tient pas compte de la responsabilité de l'infection à Helicobacter pylori dans la genèse de nombreuses pathologies organiques gastro-duodénales. Celle des patients prenant de l'aspirine ou des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, ou présentant des signes d'alarme ou âgés de plus de 45 ans n'est pas adaptée à la probabilité d'une cause organique à leurs symptômes. La prise en charge initiale des patients n'ayant aucun de ces critères repose essentiellement sur le traitement empirique.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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