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NUTRITION AU COURS DES PANCREATITES AIGUES : COMPARAISON ENTRE UNE SOLUTION POLYMERIQUE ET UNE SOLUTION SEMI-ELEMENTAIRE (1) LE Tiengou, (2) I Ollivier, (2) M Bouin, (2) JC Verwaerde, (2) MA Piquet (1) Gastroentérologie et Nutrition, Service de Gastroentérologie, CHU de Caen (2) Service de Gastroentérologie, CHU de Caen Mots clés : La nutrition entérale (NE) jéjunale est recommandée au cours des pancréatites aiguës (PA). L'utilisation de solutions semi-élémentaires présente plusieurs avantages théoriques sur les solutions polymériques, mais leur intérêt clinique est peu documenté. ButEvaluer l'effet, sur le tube digestif, de la nutrition par une solution semi-élémentaire comparativement à une solution polymérique, en termes de tolérance et d'efficacité de l'absorption et d'influence sur l'évolution de la PA. MéthodesUne étude prospective randomisée, stratifiée selon le score de sévérité, a été réalisée chez 30 patients consécutifs atteints de PA et nécessitant une NE jéjunale. Le groupe semi-élémentaire recevait 35 kcal/kg/j de Peptamen® (n = 15), le groupe polymérique recevait la même quantité de Sondalis iso® (n = 15). La tolérance était jugée après 7 jours de NE (J7) sur une échelle visuelle analogique (EVA), la fréquence des selles et le rapport stéatorrhée/créatorrhée sur 24 heures. L'absorption était évaluée par la xylosémie à 2 heures après ingestion de 25 g de D-xylose. L'évolution était évaluée par la perte de poids, la durée d'hospitalisation et la survenue d'infections. Résultats(moyenne ± sem, test t ou Chi2) : Les patients des 2 groupes étaient comparables en terme d'âge, de sexe et de sévérité (score de Balthazar). La tolérance était bonne dans les 2 groupes (semi-élémentaire vs polymérique : EVA 7,4 ± 0,5 vs 7,1 ± 0,5 NS ; nombre de selles par 24 h 1,7 ± 0,4 vs 1,8 ± 0,4 NS). Les mesures de stéatorrhée et créatorrhée étaient inférieures à la normale dans les 2 groupes. La xylosémie à J0 était comparable dans les 2 groupes (1,78 ± 0,41 vs 2,76 ± 1,1 ; NS). En revanche, après 7 jours de NE la xylosémie du groupe semi-élémentaire augmentait alors qu'elle diminuait dans le groupe polymérique (+0,5 ± 0,9 vs -0,99 ± 0,99 ; NS). Il y avait significativement plus de patients présentant une augmentation de la xylosémie de plus de 30 % dans le groupe semi-élémentaire que dans le groupe polymérique (p < 0,05). Dans le groupe semi-élémentaire, la durée d'hospitalisation était plus courte (23 ± 2 vs 27 ± 1, p = 0,006), la perte de poids était moins importante (1 ± 1 vs 2 ± 0, p = 0,01). Un patient a présenté une infection dans le groupe semi-élémentaire et 3 dans le groupe polymérique (NS). ConclusionLa nutrition semi-élémentaire et la nutrition polymérique sont cliniquement très bien tolérées au cours des PA. L'alimentation semi-élémentaire permettrait un meilleur maintien de la trophicité digestive et une évolution clinique plus favorable qu'avec une nutrition par une solution polymérique. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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