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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Lundi 31 mars 2003
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PA41

ELECTROSTIMULATION GASTRIQUE POUR GASTROPARESIE : RESULTATS FONCTIONNELS

 

(1) I Le Blanc-Louvry, (2) AM Leroi, (2) P Denis, (3) P Ducrotté
(1) Service de Chirurgie Viscérale, CHU Charles Nicolle, Rouen
(2) Service de Physiologie, CHU Charles Nicolle, Rouen
(3) Service de Gastroentérologie, CHU Charles Nicolle, Rouen


Mots clés :
12 Dyspepsie
75 Pathologie Fonctionnelle Digestive
77 Estomac


Objectifs


Evaluer, chez des patients ayant une gastroparésie (GP) résistant aux traitements prokinétiques, l'effet symptomatique et fonctionnel de l'implantation d'un stimulateur gastrique.


Méthodes


Sept patients consécutifs, dont 5 femmes (42 ± 3 ans) ayant une GP idiopathique (n = 6) ou diabétique (n = 1) résistant à tous les traitements prokinétiques ont été explorés. La GP entraînait un amaigrissement de 8 ± 1/kg. Le stimulateur était un Itrel II (Medtronic®) délivrant les impulsions (0,2 Hz, 0,2 mA, 330 ms) via 2 électrodes antrales. L'évaluation fonctionnelle a analysé le nombre et la quantité des repas, et la façon dont le patient considérait son alimentation. Une mesure de la vidange gastrique (VG) par test respiratoire à l'acide octanoïque a été réalisée avant la mise en place du stimulateur. Six mois après l'intervention, tous les patients ont eu une VG, un test de distension gastrique par ballon de latex (paliers de 50 mL), et un électrogastrogramme (1 h à jeun, et 2 h après la prise d'un repas type). Pour la VG et la distension, les résultats ont été comparés à ceux de 37 et 12 volontaires sains.


Résultats


Après implantation, 5/7 patients décrivaient une alimentation qualifiée de normale. Deux sur sept patients, qui avaient des bézoards, n'ont pas eu de récidive de bézoard dans les 6 mois post-op. Les 2 derniers patients ont décrit une amélioration incomplète avec, chez 1 malade, la survenue de douleurs postprandiales iliaques droites régressant avec l'arrêt du stimulateur. La VG a été accélérée par rapport à la période pré-opératoire (T½ : 184 ± 16 vs 278 ± 21 min, p < 0,01), et non différente de celle des témoins (144 ± 12 min). Chez les 2 malades non satisfaits, le T1/2 moyen était de 219 min avant et de 186 min après l'intervention. Le volume maximum tolérable lors de la distension n'était pas différent en post- op (517 ± 61 mL) de celui des témoins (650 ± 29 mL). Le volume maximum tolérable n'a pas varié chez les 2 malades ayant eu cette distension avant et après l'intervention. Le pourcentage de temps passé en bradygastrie après le repas était supérieur à celui des témoins (47,1 ± 4,9 % vs 8,3 ± 2,9 %, p < 0,01).


Conclusions


Dans cette série, l'électrostimulation gastrique a permis d'améliorer les symptômes de patients atteints d'une GP réfractaire avec une amélioration parallèle de la vidange gastrique malgré la persistance d'anomalies importantes du rythme électrique de l'estomac. L'électrostimulation n'a pas modifié la sensibilité gastrique à la distension.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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