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ETUDE DES FLUX TRANS-PYLORIQUES INTER DIGESTIFS NORMAUX PAR IMPEDANCEMETRIE (1) G Savoye, (2) C Savoye-Collet, (3) J Oors, (3) A Smout (1) Département d'Hépato-Gastroentérologie-Aden (2) Service de Radiologie centrale, Hôpital C. Nicolle, Rouen (3) Gastrointestinal Motility Research Unit, UMC, Utrecht, Pays Bas Mots clés : ButLe but de ce travail était de mesurer ces flux par impédancemétrie et d'en décrire les caractéristiques en période interdigestive. Patients et méthodesLes caractéristiques des transports transpyloriques interdigestifs ont été étudiées chez les 20 volontaires avec un cathéter positionné au travers du pylore permettant l'enregistrement combiné des changements d'impédance. La reconnaissance en période interdigestive des variations d'impédance liées à la présence d'air ou de liquide s'est fondée sur celles observées par échographie ou Doppler après l'injection test de 10 mL d'air ou la prise orale de 300 mL d'eau chez 7 sujets. RésultatsL'injection d'air induisait une augmentation rapide et brève de l'impédance. Les signaux associés à la présence d'air au niveau antral étaient présents 14 ± 12 % du temps contre 0,8 ± 0,5 % au niveau duodénal, p < 0,005. La prise orale d'eau a permis l'enregistrement de 14 événements concordants entre Doppler et impédance. Ces événements ont permis de définir le passage de liquide transpylorique comme une chute d'impédance de l'ordre de 40 % propagée sur au moins 3 sites d'enregistrement incluant le site pylorique. Des passages trans-pyloriques ont été observés lors des trois phases du complexe moteur migrant (CMM). Le nombre total de transports était plus important pendant la phase II (18 ± 7) comparé à (2,6 ± 2) en phase I et (6,1 ± 3) durant la phase III, p < 0,05. Les transports rétrogrades duodénogastriques étaient principalement observés durant la phase I où ils représentent 54 % de tous les passages trans-pyloriques comparés à 2,5 % durant la phase II et 18,5 % durant la phase III, p < 0,05. Durant la phase III, les passages rétrogrades survenaient tardivement avec l'antre déjà en phase I. Pendant la phase II, 80 ± 13 % des passages trans-pyloriques observés en impédance étaient en relation avec un événement manométrique antral et 72 ± 9 % des contractions antrales enregistrées étaient associées à un épisode de passage transpylorique. Durant la phase III, 60 ± 13 % des contractions étaient associées à des passages trans-pyloriques, p < 0,05 versus phase II. La vélocité du point d'entrée du bolus 3,3 ± 2,3 cm/s était supérieure à celle de l'onde de pression antrale associée : 1,1 ± 0,7 cm/s, p < 0,05. ConclusionL'enregistrement prolongé des flux trans-pyloriques par impédancemétrie est possible. Cette technique permet de reconnaître des passages trans-pyloriques durant toutes les phases du CMM. Les contractions antrales sont le plus fréquent mais pas l'unique moteur de ces flux. La phase II est à l'origine de la majorité des flux antérogrades transpyloriques. Un reflux duodénogastrique est normal durant la phase I et en fin de phase III. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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