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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Lundi 31 mars 2003
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PA71

ADENOCARCINOMES GASTRIQUES DEVELOPPES APRES TRAITEMENT CONSERVATEUR DE LYMPHOMES GASTRIQUES DU MALT : ROLE DU LYMPHOME RESIDUEL DANS LA CARCINOGENESE ?

 

(1) C Copie-Bergman, (1) MT Chaumette, (1) K Leroy, (1) P Gaulard, (2) C Locher, (2) M Lévy, (2) JC Delchier, (3) C Haioun, (4) MH Delfau-Larue
(1) Département de Pathologie CHU Henri Mondor, Créteil
(2) Service de Gastroentérologie CHU Henri Mondor, Créteil
(3) Service d'Hématologie Clinique CHU Henri Mondor, Créteil
(4) Service d'Immunologie Biologique, CHU Henri Mondor, Créteil


Mots clés :
11 Helicobacter Pylori : Diagnostic, Traitement, Complications
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
72 Lymphome


Introduction


 La survenue concomitante d'un lymphome gastrique du MALT (LGM) et d'un adénocarcinome gastrique, 2 tumeurs liées à H. pylori, a déjà été décrite. Nous rapportons dans cette étude 3 cas de cancers gastriques superficiels survenus en médiane 13 ans après le diagnostic du lymphome.


Méthodes


Dans notre institution, un traitement du LGM par antibiothérapie et/ou agents alkylants est proposé depuis 1980. Sur 70 patients,  3 ont développé un cancer gastrique superficiel durant le suivi. Les biopsies gastriques réalisées lors des endoscopies annuelles et les pièces de gastrectomie ont été analysées sur les plans histologique, immuno-histochimique et moléculaire.


Résultats


Trois hommes, d'âge médian 43 ans, ont présenté un LGM associé à H. pylori dans 2 cas. Le premier patient avait une maladie localisée (Stade IE) et a été traité par antibiothérapie anti- H. pylori. Les deux autres avaient une maladie disséminée (Stade IV avec atteinte médullaire et pulmonaire) et ont été traités par agents alkylants, et antibiothérapie quand associé à H. pylori. La translocation t (11 ; 18) a été détectée uniquement dans les 2 cas de stade IV. Les 3 patients ont été mis initialement en rémission complète de leur LGM. Une rechute locale a été observée avec un délai médian de 3 ans (extrêmes : 1-4 ans) et le suivi endoscopique a permis de détecter un adénocarcinome gastrique superficiel avec un délai médian de 13 ans (extrêmes : 2,5-17 ans) après le diagnostic initial du LGM. Les pièces de gastrectomie ont montré la présence de LGM résiduel dans la couche profonde de la muqueuse dans les 3 cas. Les patients ne présentent pas de récidive néoplasique, respectivement 1, 5 et 6 ans après la gastrectomie.


Conclusions


Ces observations démontrent qu'un adénocarcinome gastrique peut survenir longtemps après le traitement conservateur d'un LGM, ce qui justifie un suivi endoscopique prolongé. La maladie lymphomateuse résiduelle pourrait jouer un rôle dans la carcinogenèse. 


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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