Résumé selectionné |
||||||
|
||||||
EVOLUTION NUTRITIONNELLE, DIGESTIVE ET RESPIRATOIRE A LONG TERME DES PATIENTS OPERES D'UNE COLOPLASTIE DANS L'ENFANCE (1) M Halna, (2) M Bonnevalle, (3) L Michaud, (3) D Turck, (3) F Gottrand, (4) A Deschildre (1) Urgences pédiatriques, CHRU Lille, Lille (2) Service de Chirurgie Pédiatrique, CHRU Lille, Lille (3) Service de Gastro-Pédiatrie, CHRU Lille, Lille (4) Service de Pneumo-Pédiatrie, CHRU Lille, Lille Mots clés : La coloplastie est une des techniques chirurgicales de remplacement œsophagien les plus utilisées. Le devenir à très long terme des patients porteurs d'une coloplastie pour sténose caustique de l'œsophage ou pour atrésie de l'œsophage est mal connu, en particulier quand la coloplastie a été réalisée dans l'enfance. Le but de notre étudeétait d'évaluer, à partir de l'expérience du CHRU de Lille, l'état nutritionnel, digestif et respiratoire de jeunes patients porteurs d'une coloplastie, plusieurs années après l'intervention. MéthodesUne étude rétrospective des 32 dossiers de patients ayant été opérés dans l'enfance (à l'âge de 34 mois en moyenne, avec des extrêmes de 0,5 mois à 9,5 ans) et ayant un suivi de plus de 1 an a été réalisée. Il s'agissait d'une atrésie de l'œsophage dans 17 cas (médiane d'intervention à 11 mois avec des extrêmes de 0,5 mois à 5 ans et 1 mois) et de caustique dans 15 cas (médiane d'intervention à 4 ans et 2 mois avec des extrêmes de 1,8 à 9,4 ans). Un questionnaire évaluant les signes digestifs, respiratoires et l'état nutritionnel était envoyé et analysé (n = 20). Une évaluation clinique avec étude de la composition corporelle était proposée (impédancemétrie, anthropométrie) (n = 9). RésultatsParmi les 32 dossiers, il y avait un décès précoce, 3 perdus de vue. Le recul médian était de 10,6 ans (extrêmes de 14 mois à 20,7 ans). L'âge médian des patients, lors de l'étude, était de 16,2 ans (extrêmes de 3,7 ans à 24,6 ans). Il existait 53 % de complications précoces, 84 % de complications tardives parmi lesquelles 56 % de complications digestives nécessitant dans 94 % des cas un nouveau geste chirugical. Les séquelles étaient digestives (85 % de signes fonctionnels digestifs actuels), nutritionnelles (25 % de Z score poids/âge < –2 déviations standards, réduction de la masse grasse chez 3/5 à 9/9 patients selon la méthode utilisée), rachidiennes (35 % de scolioses), respiratoires (6/12 syndromes restrictifs dont 2 insuffisants respiratoires) et pubertaires (22 % de retard pubertaire). Les patients ayant une atrésie de l'œsophage présentaient plus fréquemment des complications digestives tardives (75 % versus 33 %) et étaient plus dénutris (32 % versus 13 %) que les patients opérés pour un caustique (p < 0,05). ConclusionLa dénutrition était fréquente surtout s'il existait une atrésie de l'œsophage. L'existence de complications très tardives justifie que le suivi soit très prolongé et que le relais soit fait avec la médecine d'adulte. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
| ©
SNFGE, |