Posters |
||||||
|
||||||
COMPARAISON QUANTITATIVE ET QUALITATIVE DES LYMPHOCYTES INTRA-EPITHELIAUX (LIE) DUODENAUX ENTRE DES PATIENTS DYSPEPTIQUES ET UNE POPULATION TEMOIN (1) G Gargala, (2) S Lecleire, (2) P Ducrotté, (3) L Favennec, (4) JJ Ballet (1) Labo de Parasitologie/Labo d'Immunologie, CHU Charles Nicolle/CHU Côte de Nacre, Rouen/Caen (2) Service de Gastroentérologie, CHU Charles Nicolle, Rouen (3) Laboratoire de Parasitologie, CHU Charles Nicolle, Rouen (4) Laboratoire d'Immunologie, CHU Côte de Nacre, Caen Mots clés : Les LIE constituent le premier compartiment lymphoïde en contact avec les antigènes alimentaires ou bactériens. Leur activation pourrait jouer un rôle dans les troubles fonctionnels digestifs [1]. ButCelui-ci a été d'étudier quantitativement et qualitativement les LIE duodénaux chez des patients dyspeptiques. PatientsVingt-six patients dyspeptiques consécutifs (âge moyen 43 ans), et répondant aux critères de Rome II et 14 témoins sains (âge moyen 42 ans) ont été inclus. Une gastroscopie avec 5 biopsies duodénales, un breath-test à la recherche d'Helicobacter pylori (Hp), un dosage des anticorps anti-transglutaminase et 2 biopsies duodénales ont été réalisées systématiquement. Ces examens étaient tous normaux dans les 2 groupes en dehors d'un statut Hp + chez 6 dyspeptiques. MéthodesLes biopsies ont été placées dans une solution de Hank's (avec dithiothréïtol (1 mM) et EDTA (1 mM)) sans calcium ni magnésium puis agitées vigoureusement pendant 3/4 h à 37°C pour détacher des cellules muqueuses et notamment des LIE. Les lymphocytes isolés ont été comptés à l'aide d'une cellule de Nageotte puis le nombre absolu de lymphocytes T (CD3+) a été déterminé par cytométrie. Une analyse par cytométrie en flux a calculé les proportions des sous-populations CD3+CD4+, CD3+CD8+, CD3+TCRγδ+ et l'expression par les lymphocytes T des marqueurs d'activation (CD69, HLA-DR et FAS (CD95/APO-1), des molécules d'adhésion CD103 et CD44 et de la molécule de co-stimulation CD28. RésultatsLe nombre médian de lymphocytes n'a pas été différent entre les dyspeptiques et les témoins tant en nombre relatif/100 entérocytes qu'absolu. Dans les 2 groupes, la plupart des LIE duodénaux exprimaient la molécule CD3 [96 % (84-99) vs 93 % (80-98)]. Chez les dyspeptiques Hp-, la proportion des lymphocytes CD3+CD4+, CD3+CD8+, et CD3+TCRγδ+ n'était pas différente de celle des témoins. Les dyspeptiques Hp + avaient une proportion accrue (p = 0,03) de lymphocytes CD3+CD8+ par rapport aux témoins [86 % (76-94) vs 77 % (53-87)]. L'expression des molécules CD103, CD44, CD28 et CD69 n'était pas différente entre dyspeptiques et témoins. Une baisse significative de l'expression des molécules FAS, 45 % (19-88) vs 22 % (9-93), p = 0,03, et HLA-DR, 13 % (4-42) vs 6 % (0-30), p = 0,04, a été trouvée chez les dyspeptiques. ConclusionAucune différence quantitative des LIE duodénaux n'a été observée entre dyspeptiques et témoins. Les résultats concernant FAS et HLA-DR montrent une diminution de l'activation des LIE duodénaux chez les dyspeptiques. Comme FAS est une protéine pouvant conduire à l'apoptose lymphocytaire, phénomène impliqué dans l'homéostasie des entérocytes, nos résultats suggèrent qu'un dysfonctionnement des LIE duodénaux pourrait intervenir dans la dyspepsie fonctionnelle. 1. Chadwick. Gastroenterology 2002. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
| ©
SNFGE, |