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Mardi 1 avril
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PB11

PERCEPTION DE LA TOXICITE GASTRO-INTESTINALE DES AINS : POINTS DE VUE DU PATIENT ET DE SON MEDECIN. RESULTATS D'UNE ENQUETE EUROPEENNE MENEE PAR L'ARTHRITIS ACTION GROUP

 

(1) S Chaussade, (2) B Bertin
(1) Service d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Cochin, Paris
(2) Service de Rhumatologie, CHU Dupuytren, Limoges


Mots clés :
1 Stratégie Clinique
13 Pathologie Acido-Dépendante (Y Compris Ains)
3 Epidémiologie (Sauf Cancer)


But


Evaluer les attitudes, les connaissances et les opinions des médecins et des patients dans le domaine de la pathologie rhumatismale et de son traitement, y compris sa prise en charge thérapeutique par les AINS.


Méthodes


Huit pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, France, Suisse, Irlande et Suède) ont participé à cette étude menée par l'AAG, comité scientifique pluridisciplinaire. L'AAG a développé 2 questionnaires couvrant les attitudes, les comportements et les expériences relatifs aux douleurs rhumatismales chroniques et à leur traitement, administrés par téléphone dans chaque pays auprès de 200 MG et de 800 personnes présentant des douleurs rhumatismales chroniques (sauf en Suisse et en Irlande, où dans chaque pays, les questionnaires ont été administrés auprès de 500 personnes). Les individus inclus devaient présenter au cours des 12 derniers mois des pathologies ostéo-articulaires chroniques non traumatiques. Les MG inclus exerçaient en médecine libérale depuis au moins 2 ans et suivaient un minimum de 10 patients par semaine souffrant de douleurs rhumatismales chroniques.


Résultats


Mille quatre cent quatre-vingt-trois MG ont été inclus dont 200 en France et 5 803 patients dont 800 en France. Les résultats présentés sont ceux obtenus en France et concernent la perception de la toxicité digestive des AINS par le malade et le MG. Soixante-dix pour cent des patients ne se considéraient pas « concernés du tout » par les effets indésirables des AINS alors que 71 % des MG se considéraient comme « très concernés » (30 %) ou « un peu concernés » (41 %) par la toxicité des AINS. Quatre-vingt-quatre pour cent des MG considéraient en 1re intention un traitement par AINS et 72 % un traitement par antalgique. Lors de la consultation, les facteurs reconnus par le MG comme pouvant intervenir comme facteur de risque de toxicité étaient les suivants : ACTD d'ulcères ou ulcère en évolution (63 %), insuffisance rénale (31 %), prise d'aspirine (30 %), existence d'une dyspepsie (27 %), existence d'un mauvais état général (25 %), hypertension artérielle (25 %), insuffisance cardiaque congestive (20 %), asthme (18 %), âge dans 16 % des cas, traitement anticoagulant (23 %), dose d'AINS (15 %) et diabète (15 %). Douze pour cent des MG et 21 % des patients pensent que les complications graves des AINS sont « toujours » précédées par des signes prédictifs.


Conclusion


1- Il existe une distorsion importante entre la perception de la toxicité des AINS des patients et des MG. 2- Le facteur de risque de complications le plus souvent identifié par le MG est l'ATCD d'ulcère alors que l'âge n'est identifié que dans 16 % des cas. 3- Une meilleure information des patients sur le risque de toxicité digestive des AINS est nécessaire.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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