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ENQUETE SUR LA PRISE EN COMPTE PAR LES MEDECINS GENERALISTES DES ANTECEDENTS ET DE L'AGE DANS LA PREVENTION DES COMPLICATIONS DIGESTIVES HAUTES INDUITES PAR LES ANTI-INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS (1) D Lamarque, (1) L El Ouaer-Blanc, (2) P Duc, (3) N Mackenzie, (4) X Chevalier (1) Service Hépato-Gastroentérologie, CHU Bichat, Paris (2) Internactif, Paris (3) Laboratoires Mayoly Spindler, Chatou (4) Service de Rhumatologie, Hôpital Henri Mondor, Créteil Mots clés : Les facteurs de risque qui justifient un traitement préventif des complications digestives hautes des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont bien déterminés mais leur prise en compte dans la pratique courante est mal connue. ButCelui de cette enquête était d'apprécier la connaissance théorique et la prise en compte pratique de ces facteurs par des médecins généralistes (MG) et les conséquences sur la prescription d'un traitement antisécrétoire ou anti-acide (AS ou AA) associé à un AINS non inhibiteur sélectif de COX-2. MéthodesLes MG participant à l'enquête devaient choisir dans une liste de facteurs de risques de complications digestives hautes (âge supérieur à 60 ans, antécédents d'œsophagite, d'ulcère gastro-duodénal (UGD), ou de douleurs épigastriques avec ou sans prise d'AINS), ceux devant être théoriquement retenus avant la prescription d'un AINS. Les MG indiquaient ensuite chez 2 ou 3 malades consécutifs, pour lesquels un traitement par AINS devait être débuté, quels étaient les facteurs de risque de ces malades. Le risque relatif (RR) de considérer un facteur comme à risque, indépendamment des autres, était calculé par une analyse en régression logistique. Les co-prescriptions d'un AS ou AA était analysées en fonction des facteurs de risque retenus en pratique. RésultatsL'enquête a été réalisée chez 454 MG qui avaient inclus 1263 malades (52,5 ± 15 ans) traités 11,3 ± 7 jours par AINS. En cas d'antécédents pris en compte par les MG comme facteur de risque, 67 % des malades recevaient un AS ou AA, dont un inhibiteur de la pompe à protons dans 62 % des cas. En l'absence de facteur de risque, 24 % des malades recevaient un AS ou AA. ConclusionDans cette enquête, il existe une cohérence dans la prise en compte pratique des antécédents à risque par rapport à la théorie. En revanche, l'âge supérieur à 60 ans n'était pas considéré comme un facteur de risque de complication digestive haute sous AINS. Un tiers des malades à risque ne recevait pas de traitement AS ou AA. ![]() Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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