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DIAGNOSTIC NON INVASIF DE L'INFECTION GASTRIQUE A HELICOBACTER PYLORI : CHOIX DES PATIENTS ENTRE LE TEST RESPIRATOIRE A L'UREE ET LA DETECTION D'HP DANS LES SELLES (1) F Mion, (1) C Josselin, (1) Al Peillet, (1) H Damon, (1) J Forichon (1) Exploration Fonctionnelle Digestive, Hôpital Edouard Herriot, Lyon Mots clés : L'efficacité diagnostique du test respiratoire à l'urée (TRU) et de la détection des antigènes d'H. pylori (HpSA) dans les selles a été démontrée. ButA l'aide d'un questionnaire standardisé, nous avons souhaité connaître la préférence des patients pour l'une ou l'autre modalité diagnostique. MéthodesUne présentation sommaire des 2 tests était proposée aux patients ambulatoires adressés dans le service pour un examen d'exploration fonctionnelle digestive (test à l'urée ou autre test). Les 2 tests étaient présentés comme équivalents en terme d'efficacité, et de délai d'obtention des résultats. La principale différence résidait dans le temps passé au laboratoire (45 minutes pour le TRU, prélèvement possible à domicile pour HpSA). RésultatsQuatre-vingt-douze patients (56 femmes, 36 hommes, âge moyen : 51 ans, extrêmes : 22 à 76 ans) ont répondu au questionnaire. 29,3 % étaient adressés dans le service pour un TRU, et 70,7 % pour un autre test. Soixante-deux pour cent ont préféré le TRU, 35 % HpSA et 3 % étaient indifférents. Les principales raisons avancées pour le choix du TRU étaient l'absence de manipulation des selles (53 %), et sa fiabilité (35 %). Il n'y avait pas de différence entre le choix des hommes et des femmes, ni en fonction de l'âge. Les patients adressés pour un TRU tendaient à préférer les TRU (80,7 % vs 59 %), mais la différence n'était pas significative. Le mode d'habitat des patients (campagne, ville de taille moyenne ou agglomération lyonnaise) et l'activité socio-professionnelle n'influençaient pas le choix des patients. Néanmoins, les professions libérales préféraient le test HpSA (3/4, p > 0,05 vs autres classes professionnelles). La connaissance préalable de H. pylori ou le fait d'avoir déjà pratiqué une analyse de selles ne modifiaient pas significativement le choix des patients. Pour les patients adressés pour un TRU, le goût de la solution d'acide citrique était jugé quelconque par 50 %, bonne par 30,7 % et mauvaise par 19,3 %. Quatre-vingt-quatre pour cent choisissaient de refaire le TRU si une nouvelle recherche de Hp s'avérait nécessaire. ConclusionCulturellement, les patients résidants en France semblent préférer le TRU à l'HpSA, à efficacité égale des 2 tests. Les professions libérales représentent la seule catégorie socio-professionnelle préférant l'HpSA, pour des raisons de commodité. Pour les patients ayant déjà fait un TRU, le choix se porte préférentiellement sur le TRU si une nouvelle recherche d'Hp s'avérait nécessaire. Ces données doivent être prises en compte avant une éventuelle mise sur le marché d'un test de détection d'Hp dans les selles. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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