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Mardi 1 avril
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PB60

TOLERANCE ET EFFICACITE A LONG TERME DE LA DESTRUCTION PAR RADIOFREQUENCE DES CARCINOMES HEPATOCELLULAIRES NON OPERABLES

 

(1) D Zanditenas, (1) G Pelletier, (1) C Buffet, (2) V Kuoch
(1) Maladies du Foie et de l'Appareil Digestif, CHU Bicêtre et IGR, Kremlin-Bicêtre/Villejuif
(2) Service de Radiologie, CHU Bicêtre et IGR, Kremlin-Bicêtre/Villejuif


Mots clés :
71 Foie, Voies Biliaires
102 Interventionnelle
43 Cirrhose

La destruction percutanée des carcinomes hépato-cellulaires (CHC) par radiofréquence (RFA) est une méthode apparue récemment et dont la pratique se développe rapidement. Ses indications se limitent habituellement aux lésions non opérables car les données de la littérature concernant sa tolérance et son efficacité à long terme sont encore insuffisantes. Le but de cette étude prospective a été d'évaluer sur une longue période, l'efficacité et la tolérance du traitement par RFA des CHC non opérables.


Méthode


Entre novembre 2000 et mai 2001, les malades présentant une cirrhose compliquée de 1 à 4 nodules de CHC, inférieurs à 35 mm de diamètre et non opérables à cause de la gravité de la cirrhose, de comorbidités ou de l'âge, ont été inclus. Les malades devaient avoir un taux de prothrombine > 50 % et les plaquettes > 80 000/mm3. Le diagnostic reposait sur une preuve histologique ou une alfa-fœtoproteine (AFP) > 3N associée à l'apparition d'un nodule hépatique. Ils ont bénéficié d'un traitement par RFA sous contrôle échographique. Une surveillance trimestrielle par IRM et dosage de l'AFP a ensuite été réalisée.


Résultats


Douze malades ont été inclus (âge moyen = 73,5 ans ; extrêmes = 60-91), représentant 21 nodules de CHC (taille moyenne = 20 mm ; extrêmes = 6-33 mm). Le traitement par RFA s'est déroulé en une seule séance. Cinq complications mineures ont été rapportées : 3 cas de douleurs, une fièvre de 5 jours et un hoquet ; aucune complication majeure n'a été observée. Le recul du suivi a été de 20 + /- 5 mois (extrêmes = 15 à 24 mois). L'AFP, élevée chez 7 malades, s'est normalisée chez 6 d'entre eux. Les IRM de surveillance ont montré une nécrose des nodules de CHC, remplacés par des images kystiques avasculaires diminuant très lentement de taille. Une récidive du CHC a été mise en évidence chez 3 malades entre le 2e et le 5e mois. Cette récidive était multifocale dans 2 cas, entraînant rapidement le décès, et locale dans 1 cas. Cette récidive locale a été traitée par chimio-embolisation car l'hémostase devenait incompatible avec un geste transpariétal. Il n'a été trouvé aucune relation entre la taille ou le nombre des nodules et le risque de récidive. A la fin des 20 mois de recul, 10 des 12 malades étaient vivants sans récidive.


Conclusion


La RFA permet la destruction des nodules de CHC de moins de 35 mm avec une faible morbidité. La surveillance trimestrielle par IRM permet de détecter rapidement les récidives locales qui sont peu nombreuses, semblent précoces et peuvent être accessibles à un 2e traitement local. Aucune récidive locale tardive n'a été mise en évidence, mais les récidives multifocales restent imprévisibles. A 20 mois de recul, la survie sans récidive est de 83 %.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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