Résumé selectionné |
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REFLUX BILIAIRE APRES CHIRURGIE GASTRO-DUODENALE, ETUDE COMPARATIVE : ANSE EN « Y » (1) JY Mabrut, (2) JM Collard, (2) R Romagnoli, (2) C Gutschow, (2) M Salizzoni (1) Chirurgie Générale et Digestive, Hôpital Croix-Rousse, Lyon (2) Unité de Chirurgie Œso-gastrique, Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles, Belgique Mots clés : ButLe reflux biliaire après chirurgie gastro-duodénale a été très peu étudié. Le but de notre travail était de comparer l'efficacité de l'anse en « Y » et de l'anse jéjunale interposée de Henley dans la prévention du reflux biliaire après chirurgie gastro-duodénale. MéthodesLa présence de bile en amont de l'anse jéjunale utilisée pour la reconstruction digestive a été monitorée par bilimétrie de 24 heures (Bilitec 2000®) (% de temps avec pic d'absorption > 0,25) chez 80 patients répartis en 3 groupes. Groupe 1 : 24 patients avec anse de Henley interposée de 60 cm de long après gastrectomie totale. Groupe 2 : 31 patients (sous-groupe 2a) avec anse en « Y » de 60 cm de long après gastrectomie totale (n = 22) ou partielle (n = 9) et 4 patients (sous-groupe 2b) adressés pour reflux symptomatique après gastrectomie totale et reconstruction par anse de « Y » de longueur variable (60 cm : n = 2 ; 35 cm : n = 1 ; 25 cm : n = 1). Groupe 3 : 21 patients préalablement opérés pour reflux duodéno-gastrique pathologique avec anse en « Y » de 60 cm de long et anastomose duodéno-jéjunale (« switch duodénal »). Tous les patients étaient contrôlés en endoscopie et un score clinique était établi en fonction des symptômes de reflux : 0 = absent ; 1 = occasionnels ; 2 = nécessitant une prise médicamenteuse ; 3 = retentissant sur la vie courante. RésultatsLa présence de bile dans l'organe situé en amont de l'anse digestive a été objectivée chez 0 % des patients du groupe 1, 34,3 % du groupe 2 (25,8 % du sous-groupe 2a, 100 % du sous-groupe 2b) et 57,1 % du groupe 3 (p < 0,001). Le score clinique moyen des symptômes de reflux était de 0,05 chez les 56 patients ne présentant pas de reflux biliaire, de 0,44 chez les 16 patients présentant un reflux biliaire dans les limites de la normale et de 1,88 chez les 8 patients présentant un reflux biliaire pathologique en postopératoire (p < 0,001) alors que, en endoscopie, respectivement 0 %, 0 % et 75 % des patients présentaient des lésions de gastrite ou d'œsophagite (p < 0,001). ConclusionsL'utilisation d'une anse jéjunale interposée de 60 cm de long (Henley) positionnée en amont du pace-maker duodénal expose moins l'organe situé en amont au reflux biliaire que l'utilisation d'une anse en « Y » de 60 cm que le pace-maker duodénal soit exclu (gastrectomie) ou situé en amont de l'anse (« switch »). Les résultats de la bilimétrie de 24 heures sont étroitement corrélés avec la sévérité des symptomes de reflux biliaire et avec la présence de lésion muqueuse en endoscopie. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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