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FACTEURS PREDICTIFS DE TOXICITE DU STI-571 DANS LES TUMEURS STROMALES GASTROINTESTINALES (1) V Michalet, (1) JL Gaudin, (2) D Perrol, (3) C Lombard-Boas, (4) T Bachelot, (5) JY Blay, (5) I Ray-Coquard (1) Service de Gastroentérologie, Hôpital de la Croix-Rousse, Lyon (2) Service de Biostatistique, Centre Léon Bérard, Lyon (3) Unité d'Oncologie Médicale, Hôpital Edouard Herriot, Lyon (4) Service d'Oncologie Médicale, Centre Léon Bérard, Lyon (5) Inserm U453, Centre Léon Bérard, Lyon Mots clés : Le but de notre travail a été d'étudier la tolérance du STI 571 et de déterminer des facteurs prédictifs de toxicité chez des patients traités pour une tumeur stromale gastro-intestinale non résecable ou métastatique. MéthodesLes données de 52 patients traités par 400 mg/j de Glivec dans un protocole compassionnel ou dans une l'étude prospective randomisée du Groupe Sarcome Francais BFR14 ont été suivis de septembre 2001 à octobre 2002 et ont été analysées. La tolérance du STI 571 a été étudiée de manière prospective à partir d'examens cliniques et de bilans biologiques sanguins réalisés avant l'introduction du STI 571 puis régulièrement durant le traitement. Les paramètres épidémiologiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été analysés selon un modéle univarié, puis selon un modèle de régression logistique pas à pas descendant. RésultatsTous les patients ont présenté au moins un événement indésirable attribuable au STI 571 souvent de faible grade 1 ou 2. La toxicité se manifestait essentiellement durant les 2 premiers mois du traitement. Les principaux effets indésirables ont été répartis et analysés selon 6 grands types de toxicité : toxicité digestive, rétention hydrosodée, toxicité immuno-allergique, toxicité rénale, toxicité hématologique et infection. Les facteurs prédictifs indépendants en analyse multivariée retrouvés pour chaque toxicité étaient : a) la chimiothérapie antérieure au STI 571 pour la toxicité digestive, b) un taux d'albumine pré-thérapeutique inférieur à 35 g/L et une progression tumorale à 2 mois pour les rétentions hydrosodées, c) un taux d'albumine supérieur à 35 g/L et une réponse tumorale à 2 mois pour la toxicité immuno-allergique, d) un taux de créatinine pré-thérapeutique supérieur à 100 µmol/L et un taux de lymphocytes inférieur à 1000/mm3 pour la toxicité rénale. Aucun facteur prédictif de toxicité hématologique et d'infection sous STI 571 n'a pu être isolé. Une taille tumorale totale supérieure à 100 mm favorisait la survenue de rétention hydrosodée et d'insuffisance rénale sous STI 571, mais n'apparaissait pas comme un facteur prédictif indépendant. ConclusionsLa toxicité du STI 571 apparaît non seulement favorisée par des facteurs clinico-biologiques propres au patient déjà rapportés avec les chimiothérapies conventionnelles, mais aussi par des facteurs propres à la tumeur, notamment la masse tumorale. Une mise à jour sur de plus larges effectifs sera présentée. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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