Résumé selectionné |
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LES PANCREATITES AIGUES HYPERLIPEMIQUES SONT-ELLES SEVERES ? RESULTATS INTERMEDIAIRES D'UNE ETUDE MULTICENTRIQUE FRANCAISE INITIEE PAR LE CLUB FRANCAIS DU PANCREAS (1) P Hastier, (2) P Hammel, (3) J Moreau, (4) A Pariente, (5) M Barthet, (6) CFP (1) Gastroentérologie, Hôpital Archet 2, Nice (2) Service de Gastroentérologie, CHU Beaujon, Clichy (3) Service de Gastroentérologie, CHU Rangueil, Toulouse (4) Service de Gastroentérologie, CHG Pau, Pau (5) Service de Gastroentérologie, CHU Marseille Nord, Marseille (6) Secretariat, CHU Rangueuil, Toulouse Mots clés : L'histoire naturelle des pancréatites aiguës hyperlipémiques (PAH) est mal documentée. Le but de notre travail était d'étudier leur sévérité sur le score de Ranson, la C réactive protéine, la tomodensitométrie et les complications à travers un observatoire national français. De 1/01 à 9/02, 26 observations ont été réunies, réparties en 10 PAH primaires et 16 PAH secondaires. Le tableau clinique associait des douleurs abdominales avec nausées, vomissements et un iléus réflexe. Le sérum était lactescent dans tous les cas. Les enzymes sériques pancréatiques étaient élevées à respectivement 3,5 N et 33,3 N pour l'amylase et la lipase. La triglycéridémie était élevée à 58,52 mmol/L (extrême : 17-150). Le score de Ranson était à 1 dans 4 cas, à 2 dans 5 cas et supérieur à 3 dans 4 cas. La C réactive protéine était à la 48e heure à 238 mg/L (extrême : 25-474). Le scanner abdominal classait 2 patients stade B de Balthazar, 4 stade C, 7 stade D et 13 stade E. La durée moyenne d'hospitalisation était de 25,58 jours. Dans 8 cas, la PAH était récidivante et dans 18 cas, inaugurale. Dans 4 cas, la PAH survenait à l'arrêt du traitement hypolipémiant, dans 10 lors du déséquilibre diabétique associé dans 8 cas à la prise d'alcool. Enfin, dans 1 cas la PAH était d'origine médicamenteuse et dans 1 cas survenait lors d'une grossesse. L'enquête familiale retrouvait dans 9 familles la même dyslipidémie non symptomatique (2 types I et 7 types IV). Un patient décédait à J 34 dans un tableau de défaillance multiviscérale, 3 patients présentaient une atteinte pulmonaire et 3 une insuffisance rénale régressive sous traitement symptomatique. Six patients présentaient un pseudokyste nécessitant un traitement dans 4 cas. L'échoendoscopie pancréatique, réalisée chez 9 patients, montrait l'absence de pancréatite chronique. ConclusionLes PAH ont une présentation clinique identique à celle des autres pancréatites. Les PAH sont sévères (un décès, morbidité de 50 %) et sont favorisées par l'arrêt du traitement médical de la dyslipidémie et la prise d'alcool. Elles semblent survenir sur un pancréas sain. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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