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Co-existence d'une infection à adénovirus et d'un rejet aigü chez un transplanté de l'intestin
M Bellaiche(2) , D Berrebi(1) , M Peuchmaur(1) , Y Aigrain(2) , JF Mougenot(2) , F Ruemmele(2) , O Goulet(2) , JP Cezard(2) (1) Service Anatomo-pathologie, CHU Robert Debré, Paris (2) Fédération Interhospitalière de Greffe Intestinale, CHU Robert Debré et Necker Enfants Malades, Paris Mots clés :
IntroductionL'infection et le rejet sont les deux principales complications de la transplantation intestinale. Leur révélation clinique peut être similaire, alors que leur approche thérapeutique est en principe différente. Leur association a été décrite, notamment en cas d'infection à CMV. Nous rapportons une observation d'infection à adénovirus associée à un rejet régressif sous traitement adapté.
ObservationA. âgé de 4 ans a bénéficié d'une greffe intestinale en juillet 2002 du fait d'une atrophie microvillositaire. Il a été sevré de sa nutrition parentérale 4 mois plus tard. Une infection à rotavirus avec diarrhée et déshydratation a émaillé l'évolution en février 2003. Il est réhospitalisé deux mois plus tard pour choc hypovolémique lié à une diarrhée sévère. Les examens, en particulier la coproculture et la virologie des selles, n'ont pas été informatifs pour l'enquête étiologique. Du fait de le persistance des symptômes, une endoscopie a été pratiquée et a permis d'établir un diagnostic histologique de rejet modéré associé à une infection à adénovirus sur les biopsies iléales. Le rejet est défini par une infiltration lymphocytaire des glandes et le diagnostic d'infection à adénovirus est établi par la présence d'inclusions intra-nucléaires caractéristiques de l'épithélium, confirmé dans un second temps par l'immunohistochimie. Un traitement par Cidofovir est alors institué, associé à une majoration de l'immunosuppression. L'amélioration clinique a été rapide et une endoscopie de contrôle réalisée la semaine suivante a permis de confirmer une nette amélioration du rejet ainsi qu'une disparition de l'adénovirus histologiquement et par PCR.
ConclusionA ce jour, la coexistence entre une infection à adénovirus et un rejet n'a pas été décrite au décours d'une greffe intestinale. La négativité des examens coprologiques doit conduire en cas de décompensation digestive à pratiquer une endoscopie avec biopsie iléale afin d'affirmer les diagnostics d'infection et/ou de rejet et ainsi d'apporter un traitement adéquat.
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