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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 5 avril 2004
Communication Orale


Co-existence d'une infection à adénovirus et d'un rejet aigü chez un transplanté de l'intestin

M Bellaiche(2) , D Berrebi(1) , M Peuchmaur(1) , Y Aigrain(2) , JF Mougenot(2) , F Ruemmele(2) , O Goulet(2) , JP Cezard(2)

(1) Service Anatomo-pathologie, CHU Robert Debré, Paris
(2) Fédération Interhospitalière de Greffe Intestinale, CHU Robert Debré et Necker Enfants Malades, Paris


Mots clés :
16 Biologie De L'entérocyte,Transport Épithélial, Absorption
49 Immunité Muqueuse, Mécanismes De Défense De L'hôte
51 Infections Gastro-Intestinales


 Introduction

L'infection et le rejet sont les deux principales complications de la transplantation intestinale. Leur révélation clinique peut être similaire, alors que leur approche thérapeutique est en principe différente. Leur association a été décrite, notamment en cas d'infection à CMV. Nous rapportons une observation d'infection à adénovirus associée à un rejet régressif sous traitement adapté.

 

 

 Observation

A. âgé de 4 ans a bénéficié d'une greffe intestinale en juillet 2002 du fait d'une atrophie microvillositaire. Il a été sevré de sa nutrition parentérale 4 mois plus tard. Une infection à rotavirus avec diarrhée et déshydratation a émaillé l'évolution en février 2003. Il est réhospitalisé deux mois plus tard pour choc hypovolémique lié à une diarrhée sévère. Les examens, en particulier la coproculture et la virologie des selles, n'ont pas été informatifs pour l'enquête étiologique. Du fait de le persistance des symptômes, une endoscopie a été pratiquée et a permis d'établir un diagnostic histologique de rejet modéré associé à une infection à adénovirus sur les biopsies iléales. Le rejet est défini par une infiltration lymphocytaire des glandes et le diagnostic d'infection à adénovirus est établi par la présence d'inclusions intra-nucléaires caractéristiques de l'épithélium, confirmé dans un second temps par l'immunohistochimie. Un traitement par Cidofovir est alors institué, associé à une majoration de l'immunosuppression. L'amélioration clinique a été rapide et une endoscopie de contrôle réalisée la semaine suivante a permis de confirmer une nette amélioration du rejet ainsi qu'une disparition de l'adénovirus histologiquement et par PCR.

 

 

 Conclusion

A ce jour, la coexistence entre une infection à adénovirus et un rejet n'a pas été décrite au décours d'une greffe intestinale. La négativité des examens coprologiques doit conduire en cas de décompensation digestive à pratiquer une endoscopie avec biopsie iléale afin d'affirmer les diagnostics d'infection et/ou de rejet et ainsi d'apporter un traitement adéquat.

 

 


 

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