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Absorption du fer non-héminique par le colon de porc
P Vaugelade(3) , V Robert(3) , D Bouglé(2) , F Bureau(1) , HM Blottiere(3) , M Goubern(3) , D Neuville(1) , IB Kibangou(2) , F Blachier(3) (1) Laboratoire de Biochimie A, CHU, Caen (2) Laboratoire de Physiologie digestive et Nutritionnelle, CHU, Caen (3) Unité de Nutrition et Sécurité Alimentaire, INRA, Jouy-En-Josas Mots clés :
IntroductionMoins de 10 % du fer non-héminique ingéré est absorbé par l'intestin grêle et cet élément est retrouvé dans la lumière du gros intestin. Il a été proposé que cet élément grâce à ses propriétés pro-oxydantes puisse exercer des effets délétères vis-à-vis de l'épithélium du côlon. Le but de l'étude était de mesurer les capacités d'absorption du fer par l'épithélium du gros intestin.
Matériels et MéthodesDouze porcs Large White, munis d'une canule intra-caecale et de cathéters porte et carotidien, ont été utilisés pour cette étude. Lors d'un repas, les animaux reçoivent en intra-caecal du sulfate de fer, et le sang est ensuite prélevé pendant 5 heures pour une analyse du contenu sérique en fer libre par absorption atomique.
RésultatsAvant injection, les concentration en fer dans les phases aqueuses des contenus coliques sont de 36 ± 6 µM dans le caecum, 98 ± 16 µM dans le côlon proximal et 111 ± 37 µM dans le côlon distal. Après injection intra-caecale de doses égales à 2,5, 5, 10 et 20 mg de fer élément par kg de poids vif, une augmentation rapide et transitoire de la concentration en fer (respectivement, 3,1 ± 1,1, 4,4 ± 2,6, 11,5 ± 2,3, et 56,4 ± 16,9 µM par rapport à une concentration avant injection de 14,4 ± 1,2 µM), et reliée à la dose utilisée des concentrations de fer sérique dans la veine porte est mesurée. L'injection de 5 mg de fer-élément/kg dans la lumière duodénale conduit à des augmentations des concentrations portes de fer sérique 2 fois plus élevées que celles mesurées après injection intra-caecale. Enfin, la présence de ferritine, protéine de captation intracellulaire du fer est détectée dans les colonocytes isolés par Western blot.
ConclusionL'épithélium colique est donc capable d'absorber le fer luminal même si cette absorption est moins importante que celle mesurée dans le grêle.
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