Résumé selectionné |
||||
|
||||
Intérêt pronostique de l'octréoscan et de l'expression des récepteurs de la somatostatine sst2 et sst5 par immunohistochimie dans les tumeurs endocrines malignes. Etude rétrospective sur 98 patients
A Asnacios(1) , P Rochaix(2) , F Courbon(6) , E Bauvin(3) , S Schulz(4) , C Susini(5) , A Boneu(6) , L Buscail(7) , R Guimbaud(8) (1) Fédération de Cancérologie, Institut Claudius Regaud, Toulouse (2) Anatomie Pathologique, Institut Claudius Regaud, Toulouse (3) Epidémiologie, Faculté de médecine - Purpan, Toulouse (4) Gynécologie obstétrique, Université Otto-Von-Guericke, Magdeburg, Allemagne (5) Unité de Physiopathologie, INSERM U531, Toulouse (6) Médecine Nucléaire, Institut Claudius Regaud, Toulouse (7) Gastroentérologie, CHU Rangueil, Toulouse (8) Fédération de Cancérologie, CHU CLCC, Toulouse Mots clés :
IntroductionLes tumeurs endocrines (TE) bien différenciées malignes représentent une entité clinique hétérogène. L'identification de sous-groupes plus homogènes, notamment sur le plan pronostique, permettrait une meilleure approche thérapeutique. Une de leurs caractéristiques essentielle est leur richesse en récepteurs à la somatostine (sst) base de l'utilisation diagnostique de l'octréoscan et du traitement par analogues de la somatostatine. But : Dans les TE bien différenciées malignes, déterminer le caractère pronostique de la fixation à l'octréoscan et du profil d'expression des récepteurs sst2 et sst5 qui ont une forte affinité pour les analogues de la somatostatine utilisés en pratique clinique.
Patients et MéthodesParmi 461 malades ayant eu un octréoscan entre 1994 et 2002, 98 patients porteurs de TE bien différenciée maligne de primitif digestif ou bronchique ont été étudiés. Cette population comportait 2 groupes appariés différant par leur résultat à l'octréoscan (groupe « octréoscan non fixant », n = 48 et groupe « octréoscan fixant », n = 50). Les données clinico-biologiques ont été recueillies et une relecture systématique anatomopathologique a été réalisée avec l'étude par immunohistochimie de l'expression des récepteurs sst2 et sst5.
RésultatsL'absence de fixation à l'octréoscan est un facteur de mauvais pronostic sur la survie globale (analyse multivariée ; p< 0,05) ainsi que l'âge, la présence de métastases hépatiques et l'absence de syndrome hormonal. L'expression de sst2 en immunohistochimie est corrélée au profil de fixation à l'octréoscan (p < 0,001). Il existe une bonne concordance entre les résultats de ces deux examens (coefficient Kappa = 0,6). En revanche, aucune concordance n'est retrouvée avec l'expression de sst 5. Par ailleurs, l'expression par immunohistochimie de sst2 est prédictive de la réponse thérapeutique de la somatostatine à visée symptomatique anti-hormonale pour le traitement du syndrome carcinoïde (p = 0,001).
ConclusionIl s'agit de la première étude mettant en évidence la valeur pronostique du profil de fixation de l'octréoscan des TE malignes bien différenciées. L'étude du profil d'expression de sst2 par immunohistochimie étant prédictive de la fixation à l'octréoscan d'une part, et de la réponse au traitement par les analogues de la somatostatine d'autre part, sa réalisation devrait être intégrée dans la stratégie de prise en charge des patients
|
| ©
SNFGE, |