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Etude des interactions entre des pseudo-particules virales et des cellules épithéliales digestives par imagerie quantitative. Développement de vecteurs à tropisme intestinal spécifique
L Jaffrelo(1) , A Gardet(1) , S Chwetzoff(1) , J Cohen(1) , C Sapin(1) , G Trugnan(1) (1) INSERM U538, Faculté de médecine - Saint Antoine, Paris Mots clés :
RationnelLe rotavirus est l'agent étiologique majeur des gastro-entérites sévères chez l'enfant de moins de deux ans. Dans les pays en développement, il est responsable de plus de 500 000 morts par an. Un premier vaccin a été autorisé en 1998 puis retiré après la survenue d'intussusceptions chez de très jeunes enfants. En parallèle au développement d'un nouveau vaccin, il est indispensable de proposer des stratégies non vaccinales s'appuyant sur une connaissance approfondie des relations virus / entérocyte. Le rotavirus est un virus non-enveloppé à ARN double brin segmenté. Sa capside est constituée d'une triple couche de protéines : VP2 qui forme la couche la plus interne, le core qui renferme l'ARN ; VP6 qui forme la couche intermédiaire ; VP7 et VP4, la protéine de spicule, qui constituent la couche externe. Ces protéines structurales ont des propriétés d'auto-assemblage remarquables ce qui permet d'obtenir des pseudo-particules virales (VLPs) par co-infection de cellules Sf9 avec 4 baculovirus recombinants différents. L'absence de génétique inverse rend ces objets particulièrement intéressants pour étudier, entre autre, l'entrée du virus dans la cellule hôte, l'entérocyte de l'intestin grêle. Les étapes précoces de l'infection sont en effet encore mal connues. Après attachement du virus sur la cellule par l'intermédiaire d'un ou de plusieurs récepteurs (intégrines, acide sialique, protéines de choc thermique), l'entrée dans la cellule se ferait par endocytose et / ou par un mécanisme de fusion à travers la membrane.
RésultatsNous avons utilisé des VLPs couplées à un fluorochrome (GFP ou DS-red) afin de suivre par imagerie l'entrée du virus dans 2 types de cellules épithéliales modèles : les cellules MA104 et les cellules Caco-2. Les conditions expérimentales permettant de visualiser et de quantifier les VLPs ont été optimisées. Le rôle de VP4 ainsi que celui de la trypsine ont été clairement mis en évidence confirmant que ces VLPs sont d'excellents outils pour étudier les étapes précoces de l'infection puisqu'ils miment parfaitement les particules virales infectieuses. L'assemblage en VLPs de protéines VP4 mutées dans des domaines particuliers de la molécule devrait nous permettre d'analyser le rôle spécifique de chaque domaine dans l'attachement et / ou l'entrée du virus dans la cellule.
ConclusionL'utilisation de VLPs fluorescentes permet de suivre en temps réel l'entrée du virus dans la cellule. La possibilité de modifier la composition des VLPs devrait nous conduire à optimiser les conditions d'entrée et surtout à suivre les VLPs à l'intérieur de la cellule. En effet, l'utilisation de VLPs comme vecteurs de molécules directement dans la cellule cible semble être prometteur à condition de bien maîtriser ces outils.
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