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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Communication Orale


Place des exérèses élargies aux organes de voisinage dans le traitement à visée curative des adénocarcinomes du cardia Siewert III. Résultats d'une étude multicentrique

C Mariette(2) , A Sauvanet(1) , JP Triboulet(2) , P Thomas(3) , P Lozac'h(4) , P Segol(5) , E Tiret(6) , JR Delpero(7) , D Collet(8) , J Leborgne(9) , B Pradère(10) , A Bourgeon(11)

(1) Service de Chirurgie Digestive, Hôpital Beaujon, Clichy
(2) Service de Chirurgie Digestive et générale, CHU - Hôpital Huriez, Lille
(3) Service de Chirurgie Thoracique, CHU - Hôpital Sainte Marguerite, Marseille
(4) Service de Chirurgie Générale, CHU - Hôpital de la Cavale Blanche, Brest
(5) Service de Chirurgie Digestive, Hôpital Côte de Nacre CHU, Caen
(6) Service de Chirurgie Digestive, Hôpital Saint Antoine, Paris
(7) Service de Chirurgie, Institut Paoli Calmettes, Marseille
(8) Service de Chirurgie Générale et Endocrinienne, Hôpital Sud, Bordeaux
(9) Service de Chirurgie Digestive, Hôpital Hôtel Dieu, Nantes
(10) Service de Chirurgie Générale et Digestive, CHU - Hôpital Purpan, Toulouse
(11) Service de Chirurgie Générale et de Cancérologie digestive, Hôpital de l'Archet II, Nice


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
66 Estomac
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie


 Introduction

Pour les adénocarcinomes de la jonction osogastrique (JOG) dont le centre est situé entre 2 cm et 5 cm sous le cardia anatomique, la gastrectomie totale avec résection osophagienne par voie abdominale est l'intervention de choix. Pour les tumeurs évoluées, l'élargissement de l'exérèse aux organes de voisinage reste discuté, permettant potentiellement une résection complète et une meilleure survie mais au prix d'une morbidité et d'une mortalité supérieures. Le but de ce travail a été d'évaluer les résultats de cet élargissement.

 

 Patients et Méthodes

Les dossiers de 1 192 patients, issus de 36 centres français et opérés d'un adénocarcinome de la JOG entre 1985 et 2000, ont été analysés rétrospectivement. La gastrectomie élargie (GE : associant splénectomie, pancréatectomie gauche, colectomie transverse, et/ou lobectomie hépatique gauche) a été comparée à la gastrectomie simple (GNE) en termes de mortalité, morbidité, taux de fistule anastomotique, durée d'hospitalisation, envahissement tumoral pariétal et ganglionnaire, caractère radical de la résection et survie à 5 ans.

 

 Résultats

Parmi les 1 192 patients, 212 (17,8 %) présentaient une tumeur de type III. Les résultats comparatifs entre GE (n = 51) et GNE (n = 161) sont présentés ci-dessous :

 

Global

(n = 212)

Type de résection

P

GE (n = 51)

GNE (n = 161)

Mortalité

5 %

4 %

5 %

0,758

Morbidité

30 %

30 %

30 %

0,890

Fistule anastomotique

9 %

10 %

9 %

0,917

Durée d'hospitalisation*

16 j (2 - 90)

15 j (2 - 90)

17 j (4 - 90)

0,451

pT3-pT4

75 %

78 %

73 %

0,061

pN1

78 %

86 %

76 %

0,267

Résection R0

63 %

67 %

62 %

0,570

Survie globale à 5 ans

26 %

17 %

30 %

0,225

Survie à 5 ans si résection R0

41 %

22 %

49 %

0,009

* Médiane (extrêmes)

 

 Conclusion

Pour les adénocarcinomes de la JOG de type III, l'élargissement de la gastrectomie aux organes de voisinage permet un taux de résection complète et une survie globale comparables aux exérèses non élargies, sans modifier la mortalité, la morbidité, ou la durée d'hospitalisation. La survie après exérèse élargie complète reste faible (22 %) probablement du fait d'un taux plus élevé de tumeurs évoluées (pT3-4 = 78 % et pN1 = 86 %).

 


 

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