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Coût-efficacité des inhibiteurs de la pompe à protons à fortes doses per os versus intraveineux chez les malades ayant un ulcère peptique hémorragique à haut risque de récidive, traité endoscopiquement
A Barkun(3) , M Bardou(3) , P Burtin(3) , V Adam(1) , W Kennedy(2) , C Fallone(3) , K Herba(3) (1) Division d'Epidemiologie, Universite McGill, Montréal, Canada (2) Faculté de Pharmacie, Universite, Montréal, Canada (3) Division de Gastroentérologie, Universite McGill, Montréal, Canada Mots clés :
IntroductionLa prise en charge des malades ayant un ulcère hémorragique a évolué significativement au cours des 5 dernières années, en partie grâce aux inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) intraveineux à haute dose, et plus récemment, aux IPP oraux à forte dose. Nous avons étudié le coût-efficacité de ces 2 stratégies.
Matériels et MéthodesL'étude a été centrée sur les malades ayant un ulcère hémorragique avec stigmate de récidive, initialement traité par endoscopie. La structure du modèle a été définie et validée par un groupe d'experts cliniciens. Les probabilités ont été recueillies à partir des articles publiés. Les coûts et durées d'hospitalisation ont été estimés à partir d'un échantillon aléatoire de 20 % à partir de la base de données administrative NIS2000 (Nation-wide Inpatient Sample, États-Unis). Les coûts pharmacologiques du pantoprazole à forte dose 2 x 40 mg/j per os pendant 5 jours et 80 mg IV bolus suivi de 8 mg/heure pendant 3 jours, ont été calculés séparément à partir des coûts de l'hospitalisation. Un séjour compliqué était défini par une récidive hémorragique. Le critère de jugement était le coût à 30 jours du point de vue d'un tiers-payant. Tous les coûts ont été exprimés en dollars US. L'analyse de sensibilité a été réalisée sur la base d'un large éventail d'hypothèses cliniquement significatives.
RésultatsLa durée moyenne de séjour des patients ayant un ulcère hémorragique, avec ou sans complication, a été de 3 et 4,7 jours, et les coûts de 7 993 et 11 802 $. Les taux de récidive hémorragique, en cas de prise orale ou intraveineuse, ont été respectivement de 11,8 % et 5,9 %. Le traitement par IPP IV à forte dose était la stratégie dominante, car plus efficace et moins chère que l'alternative d'IPP oral à forte dose. Les conclusions n'étaient modifiées qu'avec des hypothèses extrêmes et ce, seulement en analyse de sensibilité multi-directionnelle.
ConclusionA partir de données publiées, le traitement par IPP IV à forte dose pendant 3 jours est une stratégie dominante sur le traitement par IPP oral à forte dose dans la prise en charge des ulcères hémorragiques. Des essais prospectifs sont nécessaires pour mieux évaluer le coût-efficacité des IPP oraux à forte dose en Amérique du Nord et en Europe.
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